La vie devant moi - Vol.2 - numéro 2
"Il y a des jours où l'on ne doit dépenser son mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux." (François René de Chateaubriand)
"Si tous les imbéciles pouvaient voler, il ferait toujours nuit." (Anonyme)
"Ceux qui croient tout savoir exaspèrent tout particulièrement ceux qui, comme nous, savent tout." (Terry Marchal)
Saviez-vous que... ?
Par Isabelle Ricard (source: PISA 2000)
- 47% des Québécois adultes sont des analphabètes de niveau 1 ou 2.
- Le niveau 1 (21%) (analphabètes complets) désigne des capacités de lecture très faibles; la personne peut, par exemple, avoir de la difficulté à déterminer, à partir des renseignements indiqués sur l'emballage, quelle dose exacte de médicament il faut donner à un enfant. Elle est incapable de lire la plupart des documents écrits courants (carte routière, étiquette de médicaments, posologie). À l’oral, cette personne a de la difficulté à saisir les concepts.
- Au niveau 2 (26%) (analphabètes fonctionnels et certains dyslexiques), les répondants peuvent seulement traiter l'information de textes simples, présentés clairement et dans lesquels les tâches à accomplir ne sont pas trop complexes. Ils peuvent reconnaître les mots, mais ils ont de la difficulté à comprendre le matériel de lecture usuel (2e cycle de l’école primaire). Ils peuvent remplir des formulaires simples et répondre par oui ou non.
- Les filles réussissent beaucoup mieux que les garçons dans les 32 pays de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques).
Chronique du dromadaire
Vent froid, frissons dans le dos
Par Caroline St-Jean
Depuis deux ou trois jours, ce qui retient mon attention, c’est la froidure hivernale, non pas que je sois moumoune, mais au Québec quand il y a une vague de froid, tout le monde ne parle que de cela. C’est bizarre. Hier, je suis allée patiner sur la rivière et je n’ai vraiment pas eu froid. Le froid, l’hiver au Québec n’est pas un réel problème, il s’agit simplement de s’habiller. J’ai quarante ans et je me rends au travail en voiture. Il m’arrive donc de ne pas porter de chapeau ni de tuque, parce que ça décoiffe! Cependant, quand je fais du sport, dès qu’il fait froid, je me couvre convenablement. Je dis convenablement parce que lorsqu’on bouge, il est inutile de trop se vêtir, on devient très vite en nage…et après, dès qu’il vente, on glace sur place, littéralement. Petite suggestion pour les mauviettes qui se les gèlent l’hiver, habillez-vous en oignon, vous pourrez toujours ajuster votre habillement à l’effort fourni ou aux variations climatiques. Évitez le coton, ça ne sèche pas, couvrez-vous la tête et le cou, c’est par là que vous perdez le plus de chaleur.
C’est banal! Je le sais. Pourtant, à tous les jours, je vois des gens qui attentent l’autobus en sautillant d’un pied à l’autre, en petit manteau de cuir, sans tuque, sans mitaines, souvent même en souliers. C’est normal qu’ils soient congelés. C’est d’ailleurs facile de voir qu’ils sont congelés, ils ont les lobes d’oreilles pareils à de petits piments rouges. Je vais cesser de parler de la température, Météomédia le fait beaucoup mieux que moi. Quoique…je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je veux savoir le temps qu’il fera demain, j’allume le téléviseur, je choisis Météomédia et… Et j’attends. Les animateurs parlent, parlent, parlent, montrent des cartes, de belles zones multicolores, puis... Puis, en fin de compte, je ne sais pas vraiment le temps qu’il fera. Trouvez l’erreur. Vous savez le genre : ensoleillé avec passages nuageux, possibilité d’averses de neige en fin de journée, risque de verglas ou de grésil durant la nuit. Hum! Que cela m’éclaire. Le pire c’est que des gens se fient à ce poste de clowns. Ma mère, par exemple. Il lui arrive même d’annuler une activité. Je réserve un départ de golf, je me lève à l’heure convenue, je regarde dehors, il y a quelques nuages, mais tout de même un beau soleil. Ma mère s’éveille, elle me dit : «inutile d’aller jouer au golf, il va pleuvoir, il va venter aussi, la météo le prévoit». Je vais quand même au golf et très souvent, j’ai le temps de jouer avant que le ciel ne se couvre. L’hiver, c’est pareil. Plein de gens ne vont pas en ski parce qu’il fait froid. Tant pis pour eux, en ski, quand il fait froid, il y a peu d’achalandage, donc de belles conditions et peu d’attente. Suffit d’être bien habillés.
Bon assez devisé météo. Ce qui a retenu mon attention dans l’actualité, c’est le recul de Charest dans le dossier des écoles juives subventionnées à 100%. Je ne sais pas si vous le savez, mais les contrats pour cette année étaient déjà signés, cela coûtera donc 10 000 000$ malgré le recul. CELA ME RÉVOLTE. Ce matin même, j’ai eu une assemblée générale à l’école, les ordinateurs sont désuets, il n’y a plus d’encyclopédies à jour à la bibliothèque, les planchers des gymnases doivent être refaits. Qu’a dit le Ministre Reid pour justifier sa décision? C’est important de rapprocher les diverses communautés culturelles. Croyez-vous vraiment que si des professeurs de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois participent à des journées pédagogiques dans les écoles juives et vice versa, il y aura un rapprochement des communautés culturelles? Voyons donc. La meilleure façon de rapprocher les communautés culturelles des Québécois, c’est de les intégrer au système scolaire québécois francophone. Si les jeunes juifs et les jeunes juives hyper pratiquants fréquentent une école fermée aux Québécois et aux autres communautés culturelles, s’ils y apprennent que leur patrie c’est l’Israël (j’ai entendu hier, un jeune juif né ici l’affirmer à Radio-Canada), leur religion, la religion juive, la nourriture typique du Québec, la bouffe casher, comment cela peut-il les rapprocher de nous? C’est ridicule! Nous avons décidé de sortir la religion des écoles, ce n’est pas le temps de changer d’idée. Imaginez que Raël exige une subvention! Construirons-nous un vaisseau spatial quelque part au Québec, au nom de la liberté de religion?
Dix millions. Mais ça, ce n’est rien, savez-vous combien le comité organisateur des mondiaux de natation a dépensé? 40 000 000$. Qu’arrivent-ils de ces compétitions? Faute de garanties suffisantes, la Fédération internationale de natation nous les a retirées. Je sais bien qu’il fallait de toute façon refaire les piscines de l’île Sainte-Hélène, mais au moins 20 000 000$ ont été dépensés inutilement. Ils ont disparu en réunion, réservations d’hôtel, graissage de pattes des gens de la FINA, restaurants, etc. C’est scandaleux. Pendant ce temps-là, des Sri Lankais crèvent noyés dans leur tas de bouette. Et que fait le pape? Il bénit la Ferrari de Michael Schumacher. Ce n’est pas une blague. Je ne sais combien d’Africains se meurent du SIDA, les États-Unis (au nom de la liberté, Bush l’a répété 70 fois dans son discours inaugural) continuent de tuer des civils par centaine en Irak, les Ukréniens crèvent de fin…et le pape prie pour une victoire italienne en F-1. Y’a pas de danger que je cesse de croire que la religion catholique, du moins son Église, c’est une belle grosse blague.
Au Québec, il fait sans doute froid, mais ce n’est rien à côté de tous les points chauds de la planète. Nous, quand il fait frette, on monte le chauffage, on boit un peu plus de piquette de dépanneur, on se colle un peu plus la nuit. En Asie, lors de la rentrée scolaire après le tsunami, le premier projet, c’était de rebâtir les écoles. Vous imaginez le nombre de professeurs disparus, le nombre d’élèves manquants, le nombre d’élèves présents mais désormais orphelins, traumatisés d’avoir vu disparaître leurs proches?
Il fait peut-être froid au Québec, nous sommes sans doute dirigés par des incompétents, mais au moins, nous avons le loisir de ne pas boire de mauvais vin de dépanneur et de fermer, quand cela nous chante, la télé que maman (au chalet du moins), avait encore ouvert à Météomédia.
En attendant, histoire de citer Clémence Desrochers : « La bonne bière de chez-nous, qui nous rend gais qui nous rend fous…». En pleine grève de la SAQ, la bonne bière pourrait peut-être remplacer la Cuvée des patriotes… Je vous suggère les bières de l’Alchimiste, une micro-brasserie de Joliette à découvrir. Et tant qu’à y être, faites donc une bonne choucroute garnie avec ça, cela vous réchauffera le Québécois.
Recette de la semaine
Poulet à la pancetta de Robert
- 8 hauts de cuisses de poulet désossés
- 5 ml de graines de fenouil écrasées
- 20 ml d’herbes de Provence ou 45 ml de romarin haché ou de thym frais
- 2 gousses d’ail écrasées
- zeste râpé de deux citrons
- 45 ml d’huile d’olive
- sel, poivre
- 16 tranches de pancetta (bacon fumé italien)
- 1 gros oignon émincé
- 4 gousses d’ail entières
- 60 ml de bouillon de poulet
- jus de 1 citron
- Préchauffez le four à 210 C. (425 F)
- Ouvrir les cuisses de poulet
- Mélanger fenouil, herbes, ail, zeste et 15 ml d’huile d’olive
- Répartir également sur le poulet
- Saler, poivrer et refermer pour former de petits baluchons.
- Verser la moitié de l’huile restante dans un plat allant au four
- Mettre l’oignon et bien enrober d’huile
- Déposer le poulet et les gousses d’ail entières sur les oignons
- Disposer 2 tranches de panchetta sur chaque baluchon
- Badigeonner légèrement avec le restant d’huile
- Ajouter le bouillon et le jus de citron
- Cuire 20 minutes, à découvert
- Vérifier et ajouter du bouillon au besoin, cuire encore 20 à 25 minutes.
Servir sur vermicelle ou riz
Ces femmes qui sortent avec des morons*
Par Isabelle Ricard
À la demande générale, à la suite de l'article du dernier numéro, je vais développer davantage un thème que vous semblez avoir apprécié: les égoïstes, les individualistes, les cons; bref, certains de ces êtres qui sortent avec quelques-unes de mes amies et peut-être avec quelques-unes des vôtres!
Il est vrai, je l'avoue, je suis une personne particulièrement intolérante face à l'imbécilité et à la médiocrité. De plus, j'ai la fâcheuse tendance de les remarquer rapidement partout où je vais. Ceux qui me côtoient quotidiennement le savent, il peut être assez insupportable d'être assis à côté de moi dans un cours où les propos ridicules d'un professeur heurtent mes oreilles et ma patience. En effet, je suis incapable de retenir mes commentaires persiflants et mes remarques sarcastiques (quoique, en général, cela détend bien l'atmophère si le professeur ne les a pas entendus). De même, les hommes ayant essayé très maladroitement ( et c'est un euphémisme!) de me draguer en étalant leur mauvais goût ou leur idiotie congénitale n'essayeront pas de m'adresser la parole de sitôt!
Ne vous inquiétez pas, j'ai tout de même des amis! Règle générale, je suis plutôt ricaneuse et dotée d'un bon sens de l'humour. Je ne suis pas hautaine ni méprisante à longueur de journée (!), mais seulement lorsque c'est une nécessité absolue. Toutefois, ce défaut de caractère est heureusement doublé de la faculté de percevoir facilement les qualités exceptionnelles des personnes que je rencontre. Je prends donc bien soin de choisir mes amis et les gens que je fréquente et, franchement, je peux dire que mes amis sont des êtres tout à fait exceptionnels et je ne les échangerais pour rien au monde.
Malheureusement, il y a des choix qui ne nous appartiennent pas. Si je prends un soin considérable à observer, à repérer, à aborder et à connaître les gens que je juge dignes d'intérêt (évidemment, je ne parle pas d'un absolu, mais bien de gens dignes d'intérêt pour moi, c'est-à-dire qu'ils partagent les mêmes valeurs, les mêmes intérêts, les mêmes objectifs, etc. ), je n'ai absolument aucun contrôle sur leurs fréquentations. Bien sûr, les amis de mes amis me sont souvent extrêmement sympathiques; après tout, nous avons certains points communs. Malgré tout, il arrive que certains amis, ou plus fréquemment certaines amies aient un coup de foudre pour un type de personne que je qualifierais gentiment de morons.
D'abord, pour moi, un moron est quelqu'un qui :
1) ne s'intéresse pas à ce que les autres disent
2) fait preuve d'une impolitesse extrême
3) ridiculise ou rabaisse sa blonde en public
4) ne tient compte que de ses propres désirs
5) a des idées très arrêtées, voire complètement idiotes (alors que sa blonde est pourtant loin d'être une imbécile)
6) fait preuve d'un flagrant manque d'ouverture d'esprit
7) ne s'intéresse pas aux amis intimes de sa blonde
8) prend toutes les décisions et transforme une femme intelligente (mon amie) en femme soumise, du moins temporairement
9) humilie, volontairement ou non, sa blonde par ses actes, son comportement ou ses paroles
10) est grossier ou vulgaire et il trouve cela "cool"
J'arrête ici mon énumération, mais vous avez certainement une image claire du type de personne dont je parle. Eh bien, il est assez incroyable de constater de bon nombre de femmes fréquentent des gars comme cela. Pourtant, elles sont belles, intelligentes, elles ne manquent pas de ressources... En plus, ce n'est pas faute d'une pénurie d'hommes qui ont de l'allure, il y a autant de célibataires intéressants qu'il y a de morons (d'accord, peut-être pas autant, mais il y en a). Pourquoi alors choisir des hommes tels que décrits plus haut? Ah, il paraît qu'ils sont vraiment différents dans l'intimité, qu'ils sont soudainement attentifs, intelligents et distingués dans leur vie très très privée. Bien sûr! C'est attendrissant les illusions quand même! C'est à se demander pourquoi ces perles rares deviennent des hommes de cromagnons en public! Malheureusement, je n'ai pas la réponse. Je n'ai jamais osé le demander à mes amies qui sont dans cette situation. Remarquez, si on avait abordé le sujet, je l'aurais fait, mais je ne crois pas que ces femmes perçoivent la situation de la même manière que moi. Quand je dis "moi", je ne parle pas uniquement du point de vue parfois très limité et subjectif qui est le mien, mais également de celui des autres personnes qui ont aussi rencontré les morons en question et qui n'ont aucun doute quand à leur nature.
Nous aurions beau dire que le choix d'un partenaire de vie ne concerne qu'une seule personne, il faut tout de même prendre en considération le fait qu'être mal accompagné peut faire fuir notre entourage. Surtout que, si nous sommes dotés d'intelligence et de discernement, l'amour ne peut pas aveugler pendant bien des années et, lorsque le moron sera enfin reconnu comme tel, l'amoureuse déçue pourrait se retrouver sans amis.
Personnellement, je ne peux pas concevoir que l'on puisse avoir peur de la solitude au point de s'acoquiner avec n'importe quel idiot. Celles qui préfèrent la compagnie d'un abruti à la solitude ont besoin d'une sérieuse thérapie. S'il vous plaît les filles, faites preuve d'un peu plus de confiance en vous, ça nous ferait du bien à tous!
Bon, je sens que maintenant les personnes qui me connaissent vont être nerveuses de me présenter leur nouvelle flamme! Ne vous inquiétez pas, statistiquement parlant, la très grande majorité des couples que je côtoie sont bien assortis*. Eh puis, je n'ai jamais cloué quelqu'un au pilori*... à moins qu'il ne l'ait vraiment cherché!
* Le mots moron est un américanisme qui se traduit en français par sot, stupide, crétin, débile léger ou taré.
*Certains donnent même une très bonne impression; c'est le cas, entre autres, du copain d'une amie de ma soeur... ah, mais c'est peut-être parce qu'il ressemble à Johnny Depp!
*Clouer au pilori: au Moyen Âge, le pilori était un supplice qui consistait à attacher le coupable à une colonne et à le laisser subir les insultes des passants pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.
Les films
Par Isabelle Ricard
À voir:
- (En vidéo) Le petit carnet noir avec Brittany Murphy, Holly Hunter et Kathy Bates. Bien que ce film mette en vedette la nouvelle coqueluche des films pour ados (Brittany Murphy) et qu'il soit catégorisé comme une comédie romantique, je me suis laissée tentée par cette amusante histoire pas banale du tout. D'abord, il s'agit plus d'une comédie dramatique; ensuite, l'actrice principale sait rendre son personnage très attachant et elle fait en sorte qu'on s'identifie à elle. Elle personnifie une assistante productrice qui profite du voyage de son petit ami (et de ses relations télévisuelles) pour en découvrir un peu plus sur le passé amoureux de ce dernier (le petit ami en question s'étant fait très très discret sur son passé). Elle ne sera pas au bout de ses surprises et nous non plus. Très divertissant!
- Les incroyables, film d'animation. C'est l'histoire de super-héros obligés, à la suite d'une directive du gouvervement, de vivre une vie "normale" sans utilisation de leurs pouvoirs. Ils mèneront une vie anonyme pendant 15 ans, jusqu'à ce que Monsieur Incroyable décide de reprendre sercrètement du service. Ce film original et plein d'humour s'adresse autant aux adultes qu'aux enfants. On y retrouve des éléments rappelant James Bond, Mission impossible ou La guerre des étoiles version dessin animé, ainsi que des dialogues et un montage très près d'une production en chair et en os. Vraiment réjouissant!
- Intime avec Julia Roberts, Nathalie Portman et Jude Law; du réalisateur Mike Nichols. (Adaptation d'une pièce de théâtre de Patrick Marber) Cette histoire de chassés-croisés amoureux n'est pas pour les amateurs d'action ou de sensations fortes, mais elle captivera les cinéphiles tentés par le climat langoureux, réaliste et mélancolique de ce film faisant fi de toute convention temporelle.
À voir ou non:
- (En vidéo) Le projet d'Alexandra par Rolf de Heer (œuvre australienne). Le projet d'Alexandra est assurément un film aussi dérangeant qu'intrigant. D'abord, les décors, les actions et les personnages sont réduits au minimum (ce qui est certain, c'est que le tournage a dû être très économique!) et l'ambiance y est très théâtrale. Le climat, lui, est froid et pénétrant. De plus, l'intrigue, totalement psychologique et émotive, a tendance à rendre le spectateur inconfortable (au mieux) ou impatient et légèrement angoissé (au pire). Je crois que pour apprécier ou même comprendre le propos du film, il faut avoir une certaine maturité ou une certaine expérience de vie. Ce qui dérange surtout, dans ce film, c'est que TOUT est une question de point de vue et le fait d'être un homme ou une femme peut faire varier la prise de position dans le conflit opposant les principaux personnages.
À éviter:
- (En vidéo) Éternelle avec Caroline Néron. Bien que détestant Caroline Néron, j'ai tout de même loué ce film parce qu'il traite de la légende de la comtesse Bathory de Hongrie (femme vampirique et cruelle de la mythologie européene). J'aurais mieux fait de m'abstenir, car j'ai assisté au massacre d'une légende morbide mais passionnante. Il est vrai que les décors sont splendides, quoique sous exploités, mais le jeu des acteurs est extrêmement mauvais, presque hilarant en fait! (et croyez-le ou non, Caroline Néron est loin d'être la pire) Le scénario bâclé laisse à peine deviner quelques faits à propos de la mystifiante Erszebet (la vraie) et propose plutôt une suite de massacres de série B et un érotisme plus ou moins à propos. Remarquez, si vous êtes du genre à adorer des films tels que Blade, vous aimerez peut-être.
Les capsules de Guy Bertrand
- Dépendant de ce qui va arriver, les supporters vont rester ou partir.
Les locutions « dépendant de » et « dépendamment de » sont des calques de l'anglais. Dans la plupart des contextes, on peut remplacer l’anglicisme par SELON, SUIVANT ou EN FONCTION DE. Dans l’exemple ci-dessus, puisqu’il était question d’un match de soccer, on aurait pu dire : SELON L’ISSUE DU MATCH, les supporters vont rester ou partir.
- Il était en dedans depuis plus de six mois.
Les expressions « être en dedans » et « faire du temps » sont des anglicismes qui appartiennent au jargon des criminels. Il aurait été plus correct de dire : il était EMPRISONNÉ, DÉTENU ou EN PRISON depuis plus de six mois.
- J’étais dû pour y retourner.
La locution être dû pour est un calque de l’anglais. En français correct, on dira, selon l’intention : être mûr pour, être prêt pour, avoir droit à, avoir besoin de, etc. Dans l’exemple ci-dessus, toutefois, il aurait fallu dire : IL ÉTAIT TEMPS POUR MOI D’Y RETOURNER.

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