La vie devant moi

mardi, mars 01, 2005

La vie devant moi - Vol.2 - numéro 4

Pensées de la semaine
Les pensées de cette semaine ont été trouvées par Astrid

"La vie est une maladie mortelle. Mais c'est la vie"
(Marie Desplechin et Lydie Violet)

"Les
chanceux sont ceux qui arrivent à tout; les malchanceux, ceux à qui tout arrive."
(Eugène Labiche)

"La chance est la faculté de saisir les bonnes occasions."
(Douglas Mac Arthur)


Saviez-vous que...?
Par Isabelle Ricard
Source : site Internet du Zoo de Granby


  • L'éléphant n'a seulement que six dents (deux défenses et quatre molaires).
  • Les gorilles sont exclusivement végétariens.
  • La plus grosse proie dévorée par un serpent est l’antilope (70 kg).
  • Le porc-épic d'Amérique possède environ 30 000 piquants sur le corps.
  • La tortue d'Aldabra peut peser jusqu'à 230 kg. C'est l'animal qui peut vivre le plus longtemps au monde.
  • Les rayures du zèbre ont un effet de brouillage visuel. Elles déforment sa silhouette lorsqu’il se déplace. Lorsque le zèbre court, les rayures déforment sa silhouette et la rendent floue. Devant un troupeau en fuite, un prédateur éprouve des difficultés à cerner un animal dans un amas de rayures en mouvement.
  • Ce n'est pas vrai que l'autruche se met la tête dans le sable. En cas de danger, il lui arrive parfois de s’écraser soudainement, le cou allongé au ras du sol. De loin, elle donne l’impression de disparaître dans le sable.
  • L'oeil d'une autruche est plus gros que son cerveau.


Chronique du dromadaire
Rêve de vacances…

Par Caroline St-Jean

Enfin! Youpi! me dis-je, demain…la relâche. Je ne peux pas dire que je sois vraiment épuisée. Depuis deux semaines, le temps splendide m’a permis de profiter pleinement des sports d’hiver. Après l’école ou entre deux cours, je suis allée patiner ou marcher sur la rivière et, les fins de semaines, je me suis payée la traite en skating à la Montagne-Coupée. Je suis donc en pleine forme et parée à toute éventualité.

Moi, quand je tombe en vacances, je n’ai qu’une envie, en profiter au maximum. Faire du sport à tous les jours, jouer dehors le plus possible, cuisiner, lire, fêter. J’ai même fureté du côté de Expédia.ca. Je suis allée voir le prix des billets d’avion. En pleine relâche, les forfaits tout compris vers les destinations soleil pullulent, mais il faut y mettre le prix, y’a pas d’aubaine, c’est la haute saison, les grossistes en voyage ne sont pas cons, ils profitent de la manne…De toute façon, je n’aime pas tellement la chaleur, ce que je cherchais, c’était du rêve. Cette année, j’ai choisi de rester ici, cependant, je suis allée voir le prix des billets d’avion à destination de grandes villes du monde. Ce que je croyais s’est avéré juste, pendant la relâche, une escapade à San Francisco, Paris ou Prague serait tout à fait abordable (évidemment, compte tenu du prix du marché le reste de l’année). J’ai une amie qui habite Saskatoon. Je suis allée voir les prix de West Jet et Jets Go, c’est fou. Aller-retour Montréal-San Francisco en mars : environ 500$. Aller-retour Montréal-Saskabush : 850$. C’est bête à dire, mais même si j’aime beaucoup ma copine cow girl, si j’avais eu à choisir, je serais sans doute allée en Californie.

Je ne partirai pas cette année, mais je sais qu’il y aura d’autres relâches, alors, il faut entretenir certains rêves. Paris, Prague…ou plus simplement, une semaine de golf à Myrtle beach, pourquoi pas? Je ne crois pas vivre sur la même planète que certains de mes confrères, certaines de mes consoeurs. Lundi midi, alors que je lunchais paisiblement dans la salle du personnel en rêvessant à la semaine de congé, j’ai surpris des conversations. Certains s’en vont dans le Sud et s’en promettent. Faire le lézard ou la crêpe…Profiter de la mer, fêter. C’est normal, dans un forfait tout compris, le rhum coule à flot. Qui dit tropiques dit rhum, jus de fruits, danse lascive. Certains, moins chanceux, restent ici. C’est mon cas et je vous ai déjà fait part de mes projets. Le problème c’est que ceux et celles qui restent au Québec rêvent de…de dormir, d’aller magasiner pendant des heures à la pharmacie, de faire le ménage de leurs garde-robes, de laisser le temps couler en regardant au lit, Deux filles le matin, Ricardo et même les soaps de l’après-midi.

Encore une fois, je n’y comprends rien. Je me demande vraiment si je suis normale. La journée où le seul rêve qui me restera sera d’écouter la télé l’après-midi, je serai quadriplégique ou très très âgée. Je sais, je sais, je n’ai pas d’enfants. Il paraît que les gens qui ont des enfants sont au bord de l’apoplexie à ce temps-ci de l’année. Le hic c’est que parmi celles qui rêvaient de dormir pendant toute la semaine de relâche, il y avait au moins une personne sans enfants. J’ai un oncle qui dit que ceux qui ne rêvent qu’à dormir s’emmerdent dans la vie, je crois qu’il n’a pas tout à fait tort. Mon père dit plutôt «on a toute la mort pour se reposer…». J’avoue que cela fait réfléchir. Cela me réconforte, parce que je ne suis pas une grande dormeuse. En fait, comme je fais presque tout vite (je sais, je l’ai déjà dit), je dors vite aussi. Je peux me taper une nuit de huit heures en ne dormant que six heures. Avouez que c’est pratique…J’ai plus de temps pour vaquer à mes activités quotidiennes, comme aller magasiner à la pharmacie? Voyons donc.

Comme tout le monde, je vais parfois à la pharmacie, mais je n’y magasine pas. J’y vais par obligation. D’ailleurs, quelqu’un peut-il m’expliquer comment il se fait que pour obtenir une toute petite bouteille contenant une vingtaine de pilules, il faut attendre au minimum quinze vingt minutes? Où ont-ils appris à compter les pharmaciens? Je sais que certaines de mes amies jubilent lorsqu’elles mettent les pieds dans un Jean Coutu. Elles dépensent des fortunes en petits pots de crème. Je comprends qu’il soit difficile d’accepter de vieillir, de voir apparaître des rides sur son visage, de voir ses cheveux blanchir, mais il y a des limites. Le processus de vieillissement, on n’y peut rien. On peut, bien se nourrir, faire du sport, se reposer suffisamment, mais cela n’empêchera pas notre peau de ratatiner, nos cheveux de grisonner. Alors, pourquoi payer des fortunes pour des petits pots de crème? Pierre Ricard, l’ancien président de l’association des dermatologues disaient qu’il est important de bien hydrater sa peau. Mais il disait aussi que les crèmes ordinaires à 12$ les 800 ml sont tout aussi efficaces que les petits pots au collagène, à la vitamine A ou B complexe à 60$ les 100g. Aye! les filles! croyez-vous vraiment qu’il y ait une différence entre la crème pour le visage et sa version contour des yeux ; la crème de jour et celle de nuit? D’ailleurs, à quelle heure il faut enlever sa crème de jour et appliquer celle de nuit? Comment se fait-il qu’il n’y en ait pas pour le soir? Je m’étonne que l’Oréal Paris n’y ait pas encore pensé, ne sont-ils pas censés le savoir chez l’Oréal «qu’on le vaut bien»! J’aime bien hydrater ma peau, surtout en hiver, parce que les maisons sont surchauffées, le froid brûle la peau et on se lave trop (ça aussi Pierre Ricard l’a dit). Mais de là à dépenser le quart de ma paye en crème, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.

Là je m’attaque aux petits pots de crème, mais je pourrais aussi parler des produits coiffants. En ce domaine, c’est la foire, mais y a-t-il quelqu’un d’assez crédule pour croire qu’il y a vraiment une différence entre le shampoing pour les cheveux secs et celui pour les cheveux normaux? Je me suis déjà lavée les cheveux avec du shampoing pour les roux. Que m’est-il arrivée? Rien du tout. L’autre jour chez une amie (très intime), je cherchais du désodorisant. Je vois un produit qui ressemble à ce que je cherche, j’enlève le couvercle. Y’a plein de cheveux de collés sur le produit. Wash, me dis-je. Puis, je lis l’étiquette, c’est écrit : cire à cheveux. Inutile de dire que je suis restée interloquée. C’est quoi ça de la cire à cheveux? Tant qu’à y être, y’a-t-il maintenant du désodorisant à épiler? Cire à cheveux, mousse coiffante pour cheveux raides, fermeté extrême pour cheveux bouclés, gel extra-hydratant, fixatif 24 heures (c’est vrai que la nuit quand on se lève pour aller faire pipi, c’est important que notre mise en plis soit impeccable!!!)

Vous ne vous reconnaissez pas dans ce qui je dis, parlons des dents alors. Pensez-vous vraiment qu’il y ait une réelle différence entre le Colgate extra-blanchissant et le Colgate deux dans un en gel? Et les brosses électriques qui tournent plus vite que leur ombre, font-elles une plus belle job que les brosses traditionnelles? au prix qu’elles coûtent, je l’espère pour ceux qui les utilisent. Vous vous foutez éperdument des dentifrices. Parlons tapons : en plastique, en carton ou satinés? Et les serviettes, minces ou ultra minces, avec des ailes ou sans? Avec des ailes, sans doute permettent-elles de s’envoler en catimini quand on est victime d’une fuite! Ah! Les garçons ne se sentent pas concernés. Les rasoirs alors? Électriques qui fonctionnent sous l’eau ou traditionnels? À trois lames ou à lames conventionnelles qui peuvent par ailleurs servir à gratter la peinture dans les vitres, à écraser la cocaïne ou à égorger sa femme quand elle n’écoute pas? Et les condoms, extra-minces, extra-épais ou texturés? J’avoue qu’en ce domaine, j’ai déjà fait une folle de moi, j’ai demandé à des amis : qui sont les imbéciles qui utilisent des condoms extra-épais? Je me suis fait répondre, aye! l’extra-épaisse, il y a des pratiques sexuelles qui augmentent les risques de transmission du VIH et qui nécessitent des condoms hyper-résistants. Excusez-moi ai-je répondu, je ne suis pas encore rendue là!!!

Bon bon, je ne ferai pas la nomenclature de tous les produits qui se retrouvent en dix versions et marques différentes à la pharmacie. Nous vivons dans une société qui encourage à grand renfort de publicité la surconsommation. Reste que la pharmacie est un lieu fabuleux pour faire une prise de conscience et pour commencer à réfléchir à la question. Un genre de microcosme. Le lieu idyllique pour une étude sur le terrain. Le problème c’est que contrairement à certaines de mes amies, je n’ai vraiment pas envie de passer mes vacances scolaires chez Familiprix, même si leurs publicités sont très amusantes.

Sur ce, je vous quitte, je vais peut-être faire une chronique la semaine prochaine, si je suis inspirée, si le cœur m’en dit. Sinon, on se reparle dans deux semaines. En attendant, vous pouvez étudier le budget. C’est important, si vous voulez planifier judicieusement comment dépenser les 1,37$ que vous allez économiser en impôt fédéral cette année. Si vous trouvez que 1,37$ c’est trop peu, enrôlez-vous, y’a beaucoup d’argent de prévu pour la défense dans le nouveau budget. Un p’tit voyage au Liban ça vous dit? À moins que vous ne préfériez aller faire la bombe…heu! la boum à Bagdad…


Les Ricard Academy Award
Par Isabelle Ricard

Vous les attendiez: les voilà! Après les Oscars et les Césars, quoi de mieux qu'une maniaque de cinéma comme moi (Quoi? Vous n'aviez pas remarqué?) pour honorer les films les plus intéressants de 2004. Après une bonne réflexion et une analyse poussée, mon jury (composé de mes facultés intellectuelles, de mes sens et de mes émotions) a sélectionné les meilleurs films vus en 2004 et les a classés en 15 catégories. Les détracteurs du cinéma américain seront déçus, car bien que j'aie vu un nombre considérable de films étrangers (européens en grande partie) et québécois, la majorité de ceux que j'ai le plus aimés sont états-uniens. Sans plus tarder, voici mes nominations :

(Les grands gagnants de chaque catégorie sont en couleur et en gras)


Meilleur film d’action

· Collatéral de Michael Mann
· Deux frères de Jean-Jacques Annaud
· Héros de Zhang Yimou
· Le jour d’après de Roland Emmerich
·
Tuer Bill, volume II de Quentin Tarantino

Meilleur film de suspense

· L’appartement (Wicker Park) de Paul McGuigan et Gilles Mimouni
. Le candidat Mandchou de Jonathan Demme
· L’effet papillon d’Eric Bress et de J. Mackye Gruber
· Le village de M. Night Shyamalan
· L’oubli de Jospeh Ruben

Meilleur film dramatique

· Du soleil plein la tête (Eternal Sunshine of the Spotless Mind) de Michel Gondry
· La trappe dans le plancher de Tod Williams
· Les choristes de Christophe Barratier
· Monica La Mitraille de Pierre Houle
· Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet

Meilleure comédie

· Le petit carnet noir de Nick Hurran
· Les aimants d’Yves P. Pelletier
· Nez Rouge d'Erik Canuel
· Réellement l’amour (Love Actually) de Richard Curtis
· Wimbledon de Richard Loncraine

Meilleur film fantastique

· Big fish : la légende du gros poisson de Tim Burton
· Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban d'Alfonso Cuaròn
· Les Incroyables de Brad Bird

Meilleur documentaire

· Farenheit 9/11 de Michael Moore
· Le monde selon Bush (World According Bush) de William Karel
· Super Size Me de Morgan Spurlock

Meilleur réalisateur

· Jean-Jacques Jeunet (Un long dimanche de fiançailles)
· Martin Scorsese (L’aviateur)
· Michael Moore (Farenheit 9/11)
· Michel Gondry (Du soleil plein la tête)
· Quentin Tarantino (Kill Bill, volume II)

Meilleur scénario

· Du soleil plein la tête (Eternal Sunshine of the Spotless Mind)
· L’effet papillon
· L’oubli
· Kill Bill, volume II
· Un long dimanche de fiançailles

Meilleur acteur

· Christophe Barratier (Les choristes)
·
Daniel Radcliffe (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban)
· Jamie Foxx (Ray)
· Joaquin Phoenix (Le village)
·
Leonardo Di Caprio (L’aviateur)

Meilleure actrice

· Céline Bonnier (Monica La mitraille)
· Isabelle Blais (Les aimants)
· Julianne Moore (L’oubli)
· Kate Winslet (Du soleil plein la tête)
· Uma Thurman (Kill Bill, volume II)

Meilleur acteur dans un second rôle

· Gary Oldman (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban)
· Jake Gyllenhaal (Le jour d’après)
· Jamie Foxx (Collateral)
· Peter Miller (Elles étaient cinq)
· Pierre Lebeau (Nez Rouge)

Meilleure actrice dans un second rôle

· Bryce Howard (Le village)
· Cate Blanchett (L’aviateur)
· Natalie Portman (Intime)
· Sylvie Moreau (Les aimants)
· Ziyi Zhang (Héros)

Meilleure photographie

· Deux frères de Jean-Jacques Annaud
· Héros de Zhang Yimou
· Le dernier Samouraï d’ Edward Zwick
· Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet
· Troie de Wolfgang Petersen


Meilleurs effets visuels

· Big fish : la légende du gros poisson
· Du soleil plein la tête (Eternal Sunshine of the Spotless Mind)
· L’effet papillon
· Le jour d’après
· L’oubli

Coup de cœur

· Du soleil plein la tête
· Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
· Les aimants
· Un long dimanche de fiançailles
· Wimbledon

Comme il est fort possible que vous ne partagiez pas les goûts de la Ricard Academy Award, je vous invite à me faire part de vos films préférés de l'année 2004 dans chacune des catégories ou dans certaines seulement. Voici donc une petite liste que vous pourrez "copier/coller" et remplir afin de me l'envoyer. Je compilerai les réponses pour le prochain numéro.


1. Meilleur film d’action :
2. Meilleur film de suspense:
3. Meilleur film dramatique:
4. Meilleure comédie:
5. Meilleur film fantastique :
6. Meilleur documentaire:
7. Meilleur réalisateur:
8. Meilleur scénario:
9. Meilleur acteur:
10. Meilleure actrice:
11. Meilleur acteur dans un second rôle:
12. Meilleure actrice dans un second rôle:
13. Meilleurs effets visuels:
14. Meilleure photographie:
15. Coup de cœur:

Au plaisir de vous lire en grand nombre!

Recette de la semaine

Pouding au riz d'Astrid

Ingrédients:

  • 1/2 tasse de riz à grain court italien
  • 4 tasses de lait
  • 1/3 tasse de sucre
  • 1/4 c. thé de sel
  • 1/3 tasse de raisins sultana
  • 1 c. thé d'essence de vanille
  • canelle
  1. Dans une grande casserole à fond épais, combiner le riz, le lait, le sucre et le sel. Amenez à ébullition en brassant.
  2. Baisser le feu très bas, ajoutez les raisins, couvrez et laissez mijoter très doucement, en brassant occasionnellement, environ 50 minutes, ou jusqu’à ce que le riz soit tendre et que le pouding soit épais et crémeux. (Il épaissira encore en refroidissant).
  3. Incorporer la vanille. Retirez du feu et laisser reposer, sans couvrir, jusqu’à ce qu’il tiédisse, en brassant à l’occasion.
  4. Servez dans des coupes, saupoudré de cannelle.

    Le pouding peut aussi être servi froid.



Les films

Par Isabelle Ricard

À voir:

  • (En vidéo) La foire aux vanités avec Reese Whiterspoon et Gabriel Byrne, tiré du roman du même nom de William Makepeace Thackeray. L'histoire se déroule au XIXe siècle dans la ville de Londres. Il s'agit du récit de l'ascension sociale d'une très jolie orpheline qui sait tirer parti de ses charmes (c'est un peu la version féminine du Paysan parvenu de Marivaux). Personnellement, je suis férue de ces histoires de tromperies, de mensonges, de séduction et de calculs, et celle-ci est particulièrement réussie.

  • (En vidéo) Troie avec Brad Pitt et Orlando Bloom. Il s'agit évidemment de l'histoire de la guerre de Troie telle qu'écrite par Homère. Il est certain que si l'on ne connaît pas cette histoire de la mythologie grecque, on risque de trouver un peu fort qu'un roi mécontant qu'un prince de Troie se sauve avec sa femme réussise à convaincre toute une armée d'aller la récupérer outre-mer. Pour les autres, le film est assez fidèle au mythe (mis à part le fait que la guerre n'y dure que 15 jours, alors qu'elle a duré 10 ans), plusieurs allusions plairont aux amateurs de littérature antique. Les images sont vraiment splendides et les acteurs à la hauteur de leur rôle (même Brad Pitt).

À éviter:

  • (En vidéo) Décadence avec Gary Olwes et Danny Glover. Ce film relate l'histoire de deux hommes qui se réveillent dans une vieille salle de main miteuse après avoir été kidnappés et drogués. Leur ravisseur leur donne une mission impossible moralement et carrément dégueulasse. En plus d'être une pâle copie du film Sept, étant par le fait même dépourvu d'originalité, ce film allie voyeurisme morbide, scénario pauvre et dénouement improbable.

  • Spanglish avec Adam Sandler et Téa Léoni. Ce film vraiment inégal ne ressemble en rien aux films habituels de Sandler et il ne s'agit vraiment pas d'une comédie. C'est l'histoire d'une immigrée monoparentale sud-américaine qui travaille comme domestique chez une riche famille états-unienne. Toute son histoire (sa difficulté d'adaptation, les barrières causées par la langue, l'inévitable histoire d'amour, les affrontements moraux...) est une suite de clichés quasi exhaustifs sur le sujet. En plus, il faut supporter une Téa Léoni complètement hystérique et un Adam Sandler sans volonté, visiblement dépassé par les événements.

  • Trésor nationnal avec Nicolas Cage. Histoire abracadabrante et démodée sur les Francs-Maçons qui sert de prétexte à une chasse au trésor et à une course aux devinettes qui mettent en valeur le "génie" du personnage de Nicolas Cage, qui fait preuve d'une logique déroutante (beaucoup plus surnaturelle que cartésienne). Cela dit, les éternels airs de chien battu de Cage font en sorte que, d'un film à l'autre, il a toujours l'air de jouer le même personnage.

Petites annonces

  • Julie Pelletier vous invite en grand nombre à l’événement « De Nelligan à Loco Locass », le samedi 19 mars à 19 h, à la Cinquième salle de la Place des Arts (prix d’entrée de 8,50 $). Elle y présentera son cédérom interactif Nelligan, profils et regards. La présentation sera suivie d'une rencontre entre la réalisatrice, les Loco Locass et le public. Voici l’adresse du site du FIFA, dont la programmation officielle paraîtra sous peu: www.artfifa.com.

  • Félicitations à Eric qui a pris la bonne décision d'arrêter de fumer! Bravo pour tes efforts, ne lâche surtout pas!


Les capsules de Guy Bertrand

  • Débuter ou commencer?
    Le verbe débuter n’a pas de forme transitive, c’est-à-dire qu’il ne peut pas être suivi d’un complément d’objet direct. Il est correct de dire, par exemple : La saison d’automne DÉBUTE cette semaine. Par contre, on ne doit pas dire : Nous débutons la saison d’automne cette semaine. On commence, amorce ou entreprend quelque chose.

  • Afin de défrayer le coût du matériel pédagogique obligatoire…
    Défrayer signifie décharger quelqu’un de ses frais. Par exemple, un employeur peut défrayer un employé qui revient d’un voyage d’affaires, c’est-à-dire qu’il peut le rembourser de ses dépenses. On défraye une personne, mais on PAYE ou on couvre des frais ou des coûts.

  • Lorsqu'on écoute la télévision…
    Il n’y a pas vraiment de faute dans la phrase ci-dessus. Dans le jargon de la télévision, on utilise les termes cotes d’écoute, heures de grande écoute, auditoire, audimat, etc. Il serait donc difficile de proscrire l’utilisation du verbe écouter en parlant d’une émission de télévision! Disons simplement qu’il est quand même plus logique de dire qu’on REGARDE la télévision.