La vie devant moi - Vol.2 - numéro 1
"Parler pour ne rien dire est, pour le 3/4 et demi des gens, exprimer tout ce qu'ils pensent". (Anonyme)
"Si je n'affirme pas davantage, c'est que je crois l'insinuation plus efficace." (André Gide)
"Il y a des gens que vous n'arriverez jamais à faire changer d'idée, parce qu'ils n'en ont aucune." (Anonyme)
Chronique du dromadaire
De cœur ou de fric?
Par Caroline St-Jean
Il y a dans la vie des êtres significatifs et des êtres insignifiants. La plupart du temps, dès que je rencontre quelqu'un que je ne connais pas, en quelques secondes, je peux le classer. Il arrive que je me trompe, mais plus je vieillis et moins je ne me trompe. À l'école, j'ai une amie qui s'appelle Lynda. La première fois que je l'ai vue, je l'ai trouvée imposante. Physiquement, elle est grande, ronde, elle a une voix rauque et elle n'a pas la langue dans sa poche. Sans exagérer, j'irais même jusqu'à dire qu'elle s'emporte plus souvent qu'à son tour. Elle enseigne aux poqués de la société. Enseigner aux poqués, cela veut dire devoir se battre contre la connerie humaine. La bureaucratie scolaire évidemment, mais également les parents nuls qui ne s'occupent pas de leurs enfants adéquatement, qui ne les aiment pas, devant lesquels ils se gèlent, se saoulent, volent ou abusent du système.
Évidemment, il ne faut pas généraliser. Les enfants qui ont des problèmes n'ont pas tous des parents irresponsables et incompétents, mais tout de même, quand un enfant rame pour survivre, si l'on gratte, on risque de trouver des causes à son mal être. Se battre contre la connerie humaine équivaut très souvent à jouer les Don Quichotte. Mon amie s'emporte très très souvent et elle se bat comme un diable dans l'eau bénite pour très peu de résultats. Ce n'est pas grave. La vie est ainsi faite. Toute notre vie, nous travaillons à la sueur de notre front, nous demeurons fidèles à nos valeurs, à nos principes et presque rien ne change.
Pourquoi enseigne-t-on alors? Je n'enseigne pas spécifiquement aux poqués. À chaque année, il y a des poqués dans mes cours. Je n'ai pas à jouer les psychologues avec eux. Je n'ai pas été formée pour cela. Mon rôle, c'est de leur enseigner le français. C'est ce que je fais, du mieux que je le peux. Le principal problème auquel les poqués sont confrontés, c'est le manque d'estime d'eux-mêmes. Même s'ils font beaucoup de fautes d'orthographe, même si leur syntaxe laisse souvent à désirer, je prends le temps de bien corriger leurs copies, je leur écris beaucoup de commentaires et je les encourage à persévérer. En lecture, je fais la même chose, j'essaie de trouver un roman susceptible de leur plaire. À chaque début d'année, je dis aux élèves qu'ils devront beaucoup lire et beaucoup écrire. J'insiste, ils devront lire de tout, des articles de journaux, de revues, des nouvelles littéraires, de la poésie, des classiques, du fantastique, de la science-fiction, des nouveautés. Ils devront aussi, à l'écrit, tâter tous ces genres. Même si cela peut paraître évident, pour aimer nager, il faut un jour ou l'autre se mouiller, sentir l'eau glisser sur son corps, ressentir dans son corps ce que c'est que de flotter. De la même façon, il est impossible d'aimer lire et écrire quand on ne lit jamais, quand on n'écrit jamais.
Daniel Pennac disait dans un très bel essai, Comme un roman, qu'il est possible que certains enfants exècrent la lecture parce qu'à partir du moment où ils apprennent à lire, plus personne ne leur raconte des histoires. Imaginez, vous avez deux, trois, quatre voire cinq ans et chaque soir un adulte vous consacre quinze ou vingt minutes. Ils partage avec vous un moment privilégié : la lecture d'une histoire. Puis le temps passe, vous avez maintenant six ans, à l'école, vous apprenez à lire, c'est un exercice difficile, c'est mentalement fatiguant…et le soir, vous êtes abandonné : votre père ou votre mère vous dit :«tu sais lire maintenant, lis quinze minutes, ensuite ferme la lumière, tu as de l'école demain!» C'est bien assez pour détester la lecture. Tout de suite, vous associez la lecture à l'abandon dont vous êtes victime…
Les élèves auxquels j'enseigne sont grands, seize, dix-sept, dix-huit ans. Je ne réussis pas à les convertir tous, à leur transmettre mon amour des livres, mais je leur lis tout plein de textes, jusqu'à ce que j'aie trouvé le texte qui les touche. Je le vois dans leurs pupilles qui brillent, dans leur sourire, dans les larmes qui embuent leur regard. Presque à chaque année, certains élèves me disent, je n'aimais pas lire, mais cette année, j'ai découvert la lecture avec tel ou telle auteur. D'autres me disent, tout timidement, j'ai écrit une nouvelle, un poème, un début de roman, pourrais-tu le lire et me dire ce que tu en penses. À ce moment-là, je sais que j'ai fait mon job. Je sais que je sers à quelque chose. Je m'en fous qu'à la fin de l'année la majorité des élèves soit capable de faire le schéma actanciel d'un roman; ou que ces mêmes élèves soient capables d'écrire une réfutation de 500 mots conforme aux exigences de la grille de correction du ministère de l'Éducation. Je suis peut-être payée pour atteindre ces glorieux objectifs, mais pour moi, ce qui importe vraiment, c'est de transmettre ma passion de l'écriture et de la lecture en faisant confiance à l'intelligence des élèves, peu importe qu'ils soient poqués ou nés avec une cuiller d’argent dans la bouche.
Mon amie Lynda me ressemble un peu. Il existe des être significatifs et des êtres insignifiants. Parmi les insignifiants, je rangerais les bureaucrates, les abuseurs, les menteurs, les violents, les insensibles à la poésie, les cupides. De cœur ou de fric? Ah! j'oubliais, parmi les insignifiants, il y a tous ceux qui se réclament de la rectitude politique. Ces gens qui se disent neutres et qui ne sont que des êtres ternes, peureux, fats, anorgasmiques! Mon amie est soupe au lait, elle n'hésite pas à monter au front pour défendre ses convictions. Elle aime la vie, elle y mord à pleines dents. Elle aime la bouffe, les discussions enflammées, la cigarette et les nuits folles…Elle aime la vie et ses amis. C'est sans doute pour cela qu'il est impossible de quitter un party sans lui faire la bise, elle aime ses amis, elle en prend soin. Vivre c'est sans doute un peu tout ça. Se relever les manches, la plupart du temps se battre contre des moulins à vent, mais aussi s'amuser parfois... Plume a bien résumé ma pensée, il a écrit quelque chose du genre «tant qu'on pourra éviter l'purgatoire…tant qu'on pourra entre vieux copains tapoter l'cul d'une bonne bouteille de vin».
De cœur ou de fric? De cœur bien sûr.
Recette de la semaine
La volaille nommée Turduken de Robert
D’ABORD UNE FARCE AUX POMMES ET AU VEAU...
Dans un bol, mélanger les ingrédients suivants:
500 ml de pain croûté coupé en petits dés
250 g de veau haché, de poulet et de canard des cuisses désossées
3 pommes pelées, épépinées, coupées en morceaux
75 ml d’amandes mondées, grillées, hachées
60 ml de calvados ou de brandy de pomme
1 oeuf
1 ml de canelle moulue
1 ml de clou de giroffle moulu
1 ml de muscade moulue
sel et poivre
ENSUITE LA VOLAILLE...
Préchauffer à 350 f.
1 poulet pas trop gros et qui peut entrer dans un canard
1 canard assez gros pour contenir le poulet mais pas trop pour pouvoir entrer dans la dinde
1 belle grosse dinde qui peut recevoir le canard farçi
Désosser les trois volailles
Enlever ailes et cuisses, désosser et hacher pour la farce
Faire la farce.
Farcir le poulet. Si c’est le boucher qui prépare le tout, lui apporter la farce.
Assécher la peau du poulet et aromatiser ( sel, poivre et herbes au choix ). La peau doit être conservée. Elle va fondre et humecter l’intérieur du canard.
Assécher la peau du canard et aromatiser.
Farcir la dinde et aromatiser.
Faire cuire la dinde comme d’habitude, arrosant et surveillant.
Je vous suggère couverte pour les deux premières heures pour ne pas brûler.
Ensuite 2h à découvert, mais surveillez pour ne pas brûler la peau.
Arroser très fréquemment et ajouter du bouillon ou du vin si nécessaire.
Si vous avez un thermomètre, utilisez-le.
Bien du plaisir. Délicieux mais quand même pas évident à faire tout en étant spectaculaire.
Les chinoiseries d'Annie
Par Annie Joubarne
Bonjour à vous tous,
À la demande générale, voici enfin plus d'informations sur la nourriture que j'ai vue, goûtée et sentie lors de mon long séjour en Chine.
D'abord, il faut dire que chaque repas au restaurant comprend un bol de riz et du thé (ou de l'eau chaude). Après, on peut avoir une assiette de légumes verts (céleri, brocoli, feuilles vertes... parfois, je me demandais s'ils ne ramassaient pas le gazon et le faisaient cuire!) ou différents autres légumes comme tomates et oeufs...
En Chine, il n'y a pas de "egg-rolls" comme on a chez nous et, dans la région où je suis, les rouleaux de printemps ne sont pas légions. En fait, je n'en ai mangé qu'à de rares occasions. Règle générale, je mangeais plutôt des assiettes de riz sauté, des nouilles, des dumplings (miam!), des espèces de dumplings avec soupe et viande à l'intérieur, quelquefois du poisson (mais je n'aimais pas trop cela, car il y avait plein d'arêtes) ou des soupes.
En général, la nourriture était assez épicée, mais on pouvait demander "bu la de" (pas d'épices). La chose la plus spéciale que j'ai mangée, c'est une cervelle de canard (bien sûr, elle était cuite et il n'y a donc pas eu de "scroutch scroutch" mou, mais plutôt une chair très similaire à celle du poulet, j'ai aimé!). La chose la plus dégueulasse que j'ai vue, c'est un oeuf avec un petit poussin cuit à l'intérieur (on voyait encore le poils... ouach!). Il paraît que les Chinois en raffolent. Je n'ai pas goûté au chien, ce n'est pas si commun que cela je crois.
Un de mes plats préférés était le canard laqué de Beijing. On mangeait les morceaux enroulés dans un petit tortilla qu'on trempait dans une sauce savoureuse. C'est toute une expérience de manger dans un restaurant en Chine. Juste le fait d'entendre son voisin de table aspirer bruyamment sa soupe (tout le monde le fait!) ou faire du bruit en mangeant est un immense choc, même après plusieurs mois d'adaptation.
Ce qui me surprenait à chaque fois, c'était de voir à quel point la nappe pouvait être sale après les repas! C'est que les Chinois utilisent la nappe ou la table pour mettre tous leurs déchets et leurs résidus. Os, arêtes, nourriture tombée des baguettes par accident, mouchoirs... tout s'y ramasse! C'est pourquoi, le plus souvent, ils mettent une nappe de plastique qu'ils jettent après chaque usage.
Pour terminer, je vous avoue que j'étais pas mal fière de moi dans l'utilisation des baguettes. Et puis, je n'avais pas tellement le choix: il fallait bien que je mange !
De vin et de vinaigre...
Par Isabelle Ricard
Comme pour vous, sans doute, les fêtes de Noël et du Nouvel An ont été pour moi riches en rencontres et en festivités de toute sorte. À travers la musique, le bruit des coupes, la course des enfants, le babillage des plus grands : des conversations anodines qui ont parfois tourné au vinaigre. Bien que j’aie eu de nombreuses retrouvailles agréables et maintes activités passionnantes pendant les fêtes, l’impression qui m’en reste en est toutefois une de déception. Ce sentiment me vient d’une constatation plutôt navrante : parmi les gens que je côtoie, il y a des égoïstes, des individualistes et même des cons! Évidemment, ces gens ne font pas partie de mon cercle intime d’amis, mais ce sont des gens que je suis amenée à fréquenter, soit par obligation, soit par proximité, soit par alliance (c’est l’ami d’un ami ou pire, c’est le chum d’une amie).
Ne nous égarons point, l’histoire commence au moment où, lors d'un vins et fromages, j’ai innocemment abordé le sujet épineux de la grève des employés de la SAQ. J’ai alors appris que certains n’appuyaient pas les revendications des employés pour la simple et bonne raison (à leurs yeux) que les syndiqués de la SAQ gagnent un meilleur salaire qu’eux (dans la mesure où l’on ne prend en considération que le salaire horaire, sans aucune autre forme de comparaison). Cela dit, je ne trouve pas idiot que quelqu’un n’appuie pas les employés s’il sait pourquoi il a cette opinion et si une réflexion digne de ce nom accompagne son jugement. Toutefois, les gens dont je parle étaient très loin d’appuyer leur position d’un quelconque argument ayant du poids, la seule raison de leur hargne (car c’était bien de cela qu’il s’agissait) était la jalousie. Leur attitude ressemblait étrangement à de l’insatisfaction refoulée face à leur propre situation, qui les rendait aveugle à toute forme d’analyse logique ou, du moins, documentée. Pas besoin d’essayer de comprendre un conflit, pas la peine d’écouter les deux versions ou de lire les journaux : les préjugés, l’ignorance et l’envie ont bien meilleur goût!
En poursuivant la conversation, et cette logique absolue, j’ai pu comprendre que les professeurs se plaignant de leurs conditions de travail étaient fous puisqu’ils sont surpayés et toujours en vacances; les infirmières, elles, passent leur temps à lire et à bavarder au travail; c’est tout à fait faux de croire qu’il y a une pénurie de professionnels dans le domaine de la santé, les employés (infirmières, médecins, techniciens) inventent cela pour éviter de faire quelques petites heures de travail supplémentaire! Et puis, c’est bien connu, plus on gagne cher, plus on s’pogne le c… Ceci n’est qu’un mince échantillon de ce que j’ai pu entendre comme inepties.
Ce qui me déçoit le plus, c’est que ces réflexions proviennent de gens de mon entourage (pas trop immédiat, une chance!) Bref, chacun se croit LA référence en matière d’injustice et d’inéquité salariale. De minute en minute, la conversation dégénère, on ne parle plus des grévistes, on parle de soi, de soi, de soi… en se fichant bien de ce que les autres peuvent avoir comme conditions ou comme salaire, à condition que ce soit moins élevé que les nôtres! Comme si cela nous enlevait quelque chose que des gens puissent améliorer leur sort. En tout cas, j’ai retenu la leçon : lorsqu’on a affaire à ce genre d’individu, mieux vaut changer de sujet et essayer d’oublier ce qu’on a entendu si on veut continuer d’évoluer en harmonie dans notre milieu. Bon, on peut quand même ajouter un peu de vinaigre à sa coupe de vin et lui réserver la sauce qui a collé, on peut aussi présenter à son amie plusieurs célibataires séduisants et croiser les doigts. Mais ça, c’est une autre histoire…
Les films
Par Isabelle Ricard
À voir:
- (En vidéo) Monica la mitraille avec Céline Bonnier, Roy Dupuis et Patrick Huard. À voir d'abord parce que les acteurs sont tout simplement parfaits, ensuite parce que la reconstitution de la Main de Montréal, dans les années 50 et 60, est vraiment fascinante (à cet effet, le documentaire que l'on retrouve sur le DVD est presque aussi intéressant que le film).
- (En vidéo) Deux frères de Jean-Jacques Annaud. Ce film est l'histoire de deux tigres séparés très jeunes et dont on suit les péripéties. Les amoureux des félins trouveront de quoi s'émerveiller (on voit notamment les bébés tigres pendant une assez grande portion du film) et l'histoire est vraiment touchante et intéressante. De plus, les images sont à couper le souffle.
- (En vidéo) Wimbledon avec Kirstin Dunst et Paul Bettany. Comédie romantique où l'on sent une réelle chimie entre les acteurs. De plus, le cadre de l'histoire est vraiment captivant, même pour ceux qui ne sont pas amateurs de tennis. Ceux qui aiment les comédies britanniques seront sûrement enchantés par ce film.
- (Au cinéma) Alexandre avec Colin Farrell et Angelina Jolie, réalisé par Oliver Stone. Si l'histoire antique vous intéresse, vous serez sans doute fascinés par ce récit de la vie d'Alexandre le Grand. Comme toujours, Oliver Stone fait les choses en grand: les costumes et les décors sont sublimes, l'histoire est racontée, suggérée, dramatisée, presque psychanalysée. En fait, on croirait qu'il se prend pour Racine mettant en scène ses tragédies grecques. Cela reste à vérifier, mais il paraît que sur le plan historique, ce film est particulièrement valable. Le seul point négatif du film est l'acteur principal : Colin Farrell. Ce n'est pas qu'il joue mal, au contraire, mais on a la désagréable impression qu'il est possédé par le même amour-propre excessif et la même mégalomanie que le personnage qu'il incarne et franchement, il n'a pas le charisme qu'il faut pour soutenir tout cela.
À éviter:
- (En vidéo) L'espérance avec Isabel Richer et Patrick Labbé. Le film commence bien : il y a du mystère, des acteurs renommés, une ambiance particulière. Malheureusement, cela ne tient pas la route bien longtemps : les mystères ne sont pas résolus, pire, on s'en désintéresse complètement et parfois le film n'en fait plus du tout mention. De même, une espèce de fin en queue de poisson finit de nous persuader que nous avons complètement perdu notre temps.
- (Au cinéma) L'aviateur avec Leonardo DiCaprio. Ce film n'est pas mauvais en soi: tous les acteurs jouent bien, le récit est réel et présente un intérêt historique, les costumes et les décors ne sont pas mal. Pourtant, il y a quelque chose qui cloche et qui nous empêche de nous attacher au personnage principal. De plus, il y a un manque assez évident d'intrigue cinématographique. Si cela ne vous a pas encore découragé, ce film interminable dure trois heures qui peuvent facilement en paraître quatre!
Les capsules de Guy Bertrand
- C'est de ça dont on parle…
On ne doit jamais utiliser le pronom relatif dont après la locution c’est de. En effet, l’emploi de la préposition de est superflu avec le pronom relatif dont, puisque dont équivaut déjà à de que. Il aurait fallu dire : c’est DE ÇA QU’on parle…
- C'est bloqué « depuis avant » le pont Jacques-Cartier.
En général, on considère comme abusive l'utilisation de deux prépositions l'une à la suite de l'autre. Par exemple, les tournures « prévu pour dans deux jours » ou « prévu pour après les vacances » sont critiquées. Dans l’exemple ci-dessus, il aurait été plus correct de reformuler la phrase et de dire : IL Y A UNE OBSTRUCTION AVANT LE PONT JACQUES-CARTIER ou LE RALENTISSEMENT COMMENCE AVANT LE PONT JACQUES-CARTIER.
- Vos décombres fument-ils… ou fument-elles ?
Il est parfois difficile d’identifier le genre des mots qui n’ont pas de singulier. C’est le cas de décombres. On a rarement à se préoccuper du genre de décombres, sauf lorsqu’il faut qualifier le mot à l’aide d’un adjectif. Décombres est un nom masculin. Il faut donc parler de DÉCOMBRES FUMANTS et non de « décombres fumantes ».

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