La vie devant moi

mardi, mars 15, 2005

La vie devant moi - Vol.2 - numéro 5

Pensées de la semaine



  • "Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce que vous ne voudriez pas qu'on dise à la vôtre." (Jules Renard)

  • "Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition" (Jean-Marc Reiser)

  • "Là où il y a une femme, il y a de la magie." (Ntozake Shange)

  • "N'oublie jamais que la femme est le plus diabolique instrument de torture jamais inventé pour nous mettre au désespoir." (Ethan et Joel Coen)



Saviez-vous que...?
Par Isabelle Ricard
(Source: cyberquebec.ca)

  • Les Égyptiens se rasaient les sourcils en signe de deuil pour leur chat bien-aimé.
  • En dehors de leur nourriture habituelle, les chats aiment aussi les bananes, le fromage et les gâteaux.
  • Les chats sont de grands amateurs d'olives. Certains deviennent fous lorsqu'ils en mangent.
  • Les chats sont plus intelligents que n'importe quel chien. En ce qui a trait à l'intelligence, le chat arrive tout juste après le chimpanzé. Les chats et les chimpanzés sont les seuls animaux capables d'apprendre des choses en observant le comportement des autres créatures.
  • Le plus gros chat du monde s'appelait Himmy et venait d'Australie: il pesait plus de 21 kilos et son tour de taille était de 83 cm.
  • Un chat qui court peut atteindre jusqu'à 50 kilomètres à l'heure.
  • Il arrive, dans des zoos et les cirques, que les lions et les tigres se reproduisent ensemble. Le bébé d'un lion et d'une tigresse est appelé "ligre" et celui d'un tigre et d'une lionne "tigron".
  • Les chats domestiqués sont d'abord apparus en Égypte, vers 2500 avant Jésus-Christ; ils étaient traîtés comme des dieux. Tuer un chat dans ce temps-là était un énorme crime.

Chronique du dromadaire
Par Caroline St-Jean

Journée de la femme ?

Retour de vacances.

"Quel jour sommes-nous?
- Jour 1.
- Non, pas le jour dans l’horaire de l’école, la date, quelle date sommes-nous?
- Le 7 mars. "
Tiens mars déjà. La météo prévoit 15 à 25 centimètres de neige aujourd’hui et demain. Yé! Peut-être pourrons-nous avoir un répit, une petite prolongation de la semaine de relâche. C’est fou ce qu’on s’habitue vite aux vacances. Demain, ce sera le 8 mars, journée internationale de la femme. Quelle femme? J’ai toujours trouvé ce genre de commémoration stupide. Année internationale du sida, jour de la terre, année des handicapés, et les autres années, que font-ils les handicapés? ils continuent de se battre pour obtenir des rampes d’accès, des jobs intéressants, pour qu’on cesse de leur parler en bébé ou de s’adresser à eux en criant. Vous riez. Pourtant, c’est Chantal Petitclerc qui m’a mise au fait de cette absurdité. Elle disait : « j’ai beau être connue, les gens qui me rencontrent par hasard se penchent pour m’adresser la parole et ils me parlent en bébé ou me crient après.» On dirait que les gens ne comprennent pas qu’être paraplégique ne veut pas dire être attardé mental ou sourd. Que nous sommes bêtes parfois!

Huit mars, journée internationale de la femme. Qu’est-ce à dire? Je suis perplexe. Depuis que je suis toute petite, je fais tout pour être totalement autonome. Je sais fendre des bûches, je cuisine, je suis tout à fait capable de poser un moteur sur une chaloupe, je peux changer les bougies sur une motoneige, chez moi, je sors les vidanges…(évidemment, je vis seule!!!) Faut-il encore, en 2005, souligner le combat des femmes, leur profond désir d’égalité? Sans aucun doute. Parce que les statistiques démontrent que même ici, au Québec, une société avant-gardiste, les femmes gagnent encore 60% du salaire des hommes; et ce sont elles qui se tapent la double tâche, parce que même si les hommes participent de plus en plus, la conciliation travail-famille, c’est encore l’affaire des femmes qui, malgré des années de lutte, s’occupent plus des enfants, des repas, de l’épicerie, du ménage, du lavage, des visites chez le pédiatre, etc.


Qu’il y ait une date, dans le calendrier, qui permette à tous de se rappeler qu’il n’y a toujours pas d’égalité entre les hommes et les femmes, c’est sans doute une bonne chose. Mais, ce qui me semble encore plus important, c’est de prendre conscience qu’ailleurs dans le monde, les femmes en arrachent. Plusieurs d’entre-elles sont privées de contraception, battues, violées, voilées, exploitées, séropositives, porteuses d’eau, dépossédées de leurs enfants…conscrits, devenus chair à canons…américains!!! Les femmes, au Québec et ailleurs, dans les pays dits civilisés, sont encore victimes de la violence conjugale, des injures, des coups de poing, des armes blanches et des armes à feu. Les femmes, dans les pays où les intégristes font la loi, sont parfois tuées parce qu’elles ont été violées et qu’elles déshonorent ainsi leurs frères et leur père. Le 8 mars devrait être la journée où l’on réfléchit à nos sœurs victimes de toutes les violences, uniquement parce qu’elles sont nées femmes.

Le 8 mars surtout, devrait être LA journée où les hommes et les femmes se donnent la main pour combattre la violence faite aux femmes. Parce que quoiqu’on dise et quoiqu’on pense, sur une planète où partout les hommes occupent les postes de pouvoir et dictent les règles, les femmes n’arriveront à rien si elles ne réussissent pas à convaincre les hommes que leurs revendications sont légitimes et qu’en aucun cas, elles ne menacent les hommes. Les hommes vont sans doute perdre certaines choses si les femmes obtiennent l’égalité, mais ils gagneront beaucoup aussi. Simplement à titre d’exemple, je suis convaincue qu’il est plus intéressant pour un homme «normal» (par opposition à pervers ou maniaque sexuel), de faire l’amour avec une femme libre et consentante qu’avec une femme qu’il menace à la pointe du couteau. Un homme qui s’occupe de ses enfants aura peut-être à partager les tâches ménagères, mais en contrepartie, il sera beaucoup plus proche de ses enfants si, depuis leur naissance, il s’en occupe autant que sa conjointe.

J’ai lu un jour dans un journal qui évoquait les horreurs de la guerre en Bosnie, l’histoire d’une femme violée par des soldats, puis assassinée par son époux qui n’acceptait pas qu’elle soit enceinte de l’ennemi. Cela m’a inspiré un texte que j’aime encore, même si la fin que m’a dictée le personnage m’a donné des frissons dans le dos.

Voici donc ce texte…

Guerres et absurdités


Tu me hantes. La nuit, j’ai l’impression que tu m’observes. Puis je m’éveille en sueur et je constate que tu es là, près de moi et que tu dors paisiblement. Depuis ton retour, tu me sembles calme, trop calme. Et c’est cette absence de colère chez toi qui me fait si peur. Je suis blessée, souillée. Je ne suis pas digne de toi. Pourtant, j’ai besoin de toi, de tes mots, de ta douceur, de ton approbation.

Un matin, je me suis levée et le violent haut-le-cœur que j’ai ressenti m’a obligée à accepter ce que je soupçonnais depuis quelques jours. Je porte un enfant. Un enfant qui n’est pas le tien. Je suis anxieuse, bouleversée, désabusée. Comment pourrais-je t’avouer porter l’enfant de cet ennemi contre lequel tu te bats depuis bientôt cinq ans? Et pourtant, je sens que tu le sais déjà.

Mes sentiments sont troubles. J’ai mal et je suis sale mon amour. Impuissante et tourmentée. Mais en même temps, je suis heureuse. Il y a longtemps que je désirais avoir un enfant. Évidemment, je ne souhaitais pas devenir enceinte de cette manière, mais puisqu’il en est ainsi, il faudra bien vivre avec cette réalité.

Ce bâtard, je prononce ce mot pour la première et pour la dernière fois, ce bâtard incarnera l’horreur. Je ne veux pas que mon enfant porte l’absurdité du monde sur ses épaules, mais son existence sera une preuve, une espèce de tache indélébile. Son existence témoignera des barbaries inhérentes aux guerres. Les mutilations, l’assassinat de civils, la torture et les viols sont inévitables en temps de guerre. Cependant, une fois la paix revenue, tout le monde s’affaire à détruire toutes traces de violence. Personne ne tuera mon enfant. Peu importe qu’il ait été conçu lors d’un viol. Il est là, c’est un être humain à part entière. Il a le droit de vivre et ni lui ni moi ne vivrons dans la honte.

Quand j’ai su que j’étais enceinte, l’idée de me faire avorter m’a effleurée l’esprit. Si je ne l’ai pas fait, c’est parce que je considère qu’un tel geste serait lâche. Je n’ai pas envie de jouer le jeu de l’ennemi. Je ne veux surtout pas l’aider à faire disparaître tout ce qui permettrait de prouver qu’il a commis des gestes révoltants, voire écoeurants.

Lorsque je dis écoeurant, je pèse mes mots. Le viol n’est que cela, un acte écoeurant. Un acte d’une violence inouïe. Les soldats qui se sont rués sur moi, qui se sont soulagés en moi, ne m’ont pas tabassée. Certains diront que je suis chanceuse. Ils se trompent. Bien sûr, au fil du temps, tout comme la douleur, le souvenir de ces viols s’atténuera. Mais toute ma vie, je devrai vivre avec ce mal sournois, cette espèce de maladie contre laquelle il n’existe aucun traitement. Et ce mal, et cette maladie qui me rongeront irrémédiablement, crois-moi, c’est pire que tout et surtout, bien pire qu’un bras cassé ou une lèvre fendue.

Dans la chambre, je fais les quatre cents pas, j’ouvre les rideaux et je jette un coup d’oeil dehors. Ensuite, je te regarde. Tu dors encore. Quoiqu’il arrive, aujourd’hui je vais tout te dire. Il le faut. Je ne veux plus vivre avec ce secret. Je ne veux plus porter seule cet enfant. L’épreuve que nous devrons surmonter est de taille, mais j’ai confiance en toi.

Lentement tu t’éveilles. Tu sembles sourire. Je reprends ma place auprès de toi. J’aimerais te parler tout de suite, mais j’en suis incapable. Les mots sont trop lourds. J’ai la gorge sèche, je n’ai plus de voix. Tu me caresses, tu m’embrasses, mon cœur bat la chamade. Tu glisses une main sur mon ventre et tu me dis :

« il n’est pas vide ce ventre n’est-ce pas?
- non, il n’est pas vide, bientôt nous serons trois ».

Voilà, c’est dit, quel soulagement!

Tes doigts se crispent, doucement, tout doucement tes mains remontent jusqu’à mon cou. Je m’agite, je manque d’air, tout devient noir.

Tu n’as pas compris.


Recette de la semaine
FILET MIGNON DE VEAU AU PINEAU DES CHARENTES de Robert
(Pour 4 personnes )

  • 4 médaillons de veau ( 200 g/ pièce )
  • 1 tasse de Pineau blanc
  • 1 c. à soupe d’huile d’olive
  • 4 c. à soupe de fond de veau (ou Knorr demi-glace si vous n’avez pas de fond)
  • 60 g de beurre (séparez tout de suite en 20 g et 40 g)
  • sel, poivre du moulin
  • 1/3 tasse de crème 35% à cuisson

  1. Saisissez dans un sautoir les quatre médaillons avec l'huile et 20 g de beurre. Les laisser colorer, mais les laisser relativement saignants.
  2. Retirez-les et garder au chaud au four à 250 F. Le temps de faire la sauce.
  3. Déglacez au Pineau, grattez bien et réduire d’un tiers.
  4. Ajoutez le fond de veau. Portez à ébullition 1 minute.
  5. Ajoutez la crème et bien lier. Portez à ébullition et retirer immédiatement du feu.
  6. Ajoutez le reste du beurre en remuant délicatement. Vérifiez l’assaisonnement.
  7. Nappez les médaillons dans les assiettes dressées. Servir avec pommes de terre noisettes et petites carottes au beurre ou glacées au sirop d’érable.

Bien du plaisir!

Hugo, Éric, Biz et les autres…

Par Isabelle Ricard

Comme plusieurs le savent, mon passe-temps favori, ces derniers temps, est de participer à des concours de toutes sortes. D’ailleurs, ce passe-temps s’avère plutôt lucratif, car je gagne très souvent. Le dernier concours que j’ai gagné m’a rapporté une paire de billets pour le spectacle Lapointe et Lapointe au studio théâtre de Musique Plus. Ce spectacle a eu lieu mardi dernier, le 15 mars, et il sera télédiffusé samedi, le 19 mars. Évidemment, ce spectacle mettait en vedette les frères Lapointe (Éric et Hugo – réunis pour la 1re fois sur scène), mais aussi d’autres artistes tels que Loco Locass et Paul Piché.

Personnellement, je suis très loin d’être une admiratrice d’Éric Lapointe, mais je dois avouer que j’ai été très impressionnée par la puissance de sa voix. En effet, malgré une bonne dizaine d’amplificateurs et cinq musiciens, c’est la voix d’Éric Lapointe qui dominait le tout, chose dont peu d’artistes peuvent se vanter. Je crois également que le chanteur a beaucoup gagné en maturité au fil des années, du moins c’est ce que ses textes laissent transparaître. Les compositions de son dernier album Coupable sont heureusement très loin de l’insipide « N’importe quoi ». J’ai également découvert un homme à l’esprit vif et à la réplique prompte, qualités intéressantes qui malheureusement tendent à disparaître dès que les caméras se mettent à tourner. Il faut voir le phénomène pour en comprendre toute l’étrangeté : même après plus de 10 ans de métier, Éric Lapointe se recroqueville sur lui-même, évite le contact visuel et marmonne aussitôt qu’il est filmé; d’où l’image peu reluisante que je m’étais faite de lui à partir de ses apparitions à la télévision.

Au contraire, son frère Hugo est tout à fait à l’aise devant les caméras. D’ailleurs, il est dix fois plus charismatique qu’Éric. Il semble sûr de lui, charmeur, dynamique et il respire la joie de vivre. Je ne connaissais pas beaucoup ce jeune chanteur qui se démarque par des rythmes chauds (latins), énergiques et joyeux (ska), mais le spectacle m’en a donné une bonne impression. Bon, ses textes ne gagneront jamais de prix de littérature ni d’originalité, mais sa musique donne une envie irrésistible de taper du pied voire de danser. Cependant, lorsqu’il a chanté une de ses compositions en duo avec Paul Piché, je dois dire que ce dernier a éclipsé (en voix et en prestance) le jeune chanteur. Vraiment, pour livrer au public une pièce à saveur de folklore québécois agrémenté de sons latins, je mets quiconque au défi de surpasser Paul Piché.

Finalement, mes héros de la soirée (et là, c’est l’inconditionnelle admiratrice qui parle!) furent les membres du groupe Loco Locass, qui semblent flotter joyeusement sur une vague montante de reconnaissance et de sympathie (cela a sans doute un très grand lien avec leur succès « Libérez-nous des libéraux! »). Biz, Batlam et le troisième acolyte dont j’ai oublié le nom s’en sont donné à cœur joie en chantant « Entre deux joints » (en duo avec Éric Lapointe) et « Passe-moi la puck » (en duo avec Hugo Lapointe). Ils sont débordants d’énergie, ils ont la réplique assassine et le discours politisé à souhait, ils sont drôles et ne semblent pas se prendre au sérieux : la foule était visiblement très enthousiasmée par leur arrivée sur scène.

Lapointe et Lapointe était le premier enregistrement de spectacle auquel j’assistais et je reconnais que l’univers de la télévision, avec ses régisseurs, ses caméramans, ses techniciens, ses maquilleuses, etc. – qui gravitent tout autour de la scène – est tout à fait fascinant! Bon, comme partout ailleurs, on y retrouve un lot d’imbéciles qui veulent attirer l’attention sur eux (animateurs et techniciens de Radio Énergie, à titre d’exemple), mais il était très intéressant d’être confronté à un univers étranger à la vie quotidienne des pauvres gens ordinaires que nous sommes!


Les films
Par Isabelle Ricard

À voir:
Si j'avais vu les deux premiers films plus tôt, ils auraient assurément fait partie de mes films préférés de 2004.

  • (En vidéo) Dogville de Lars Von Trier, avec Nicole Kidman et Paul Bettany. Las Von Trier semble partager l'avis de Jean-Paul Sartre: l'enfer, c'est les autres! D'ailleurs, le réalisateur fait la parfaite démonstration de la méchanceté, de l'égoïsme et de la noirceur du genre humain. Pour ce faire, il fait évoluer une vingtaine de personnages sur ce qui semble être un plateau de jeu où de simples traits de craie délimitent les espaces des habitations, des jardins, de la mine (représentation de Dogville). Grace, personnage interprété avec brio et nuances par Nicole Kidman, est une fugitive que les habitants de la ville acceptent de cacher, par soi-disant générosité et pitié. Pour mériter cette gentillesse, Grace va rendre des services à la communauté et tenter de s'y intégrer. Cependant, le prix de cette aide sera de plus en plus élevé pour la jeune femme. Ce film étrange et déroutant correspond davantage aux normes du théâtre qu'à celles du cinéma, mais le spectateur fasciné a tôt fait de s'habituer à ce genre peu commun. Des connaissances de la mythologie grecque, de la philosophie et de la politique, de même qu'une lecture au deuxième degré hautement critique permettent une appréciation du film à sa juste valeur. Finalement, le dénouement du récit est une véritable délivrance pour le spectateur qui, même tout seul dans son salon, aura peut-être envie (tout comme moi) d'applaudir et de se réjouir méchamment. À ne pas manquer si vous n'avez pas peur d'être d'abord déstabilisés (il est indispensable d'écouter le film jusqu'à la fin pour apprécier).

  • Mémoires affectives de Francis Leclerc (fils de Félix Leclerc), avec Roy Dupuis. Gagnant de plusieurs prix, ce film met en vedette un Roy Dupuis impressionnant et sensible dans le rôle d'un amnésique (à la suite d'un coma) en quête de souvenirs réels de son passé. Cette oeuvre est un très bon suspense qui intrigue le spectateur dès le début et qui le tient en haleine jusqu'à la toute dernière minute. Il faut dire que le thème de la mémoire, bien que très à la mode depuis quelque temps dans les oeuvres cinématographiques, est un mystère attirant qui est traité ici avec finesse et crédibilité. Il est étonnant que ce film n'ait pas eu un grand succès en salle, puisqu'il est tout de même très accessible pour un public de tout genre.

  • (En vidéo) Shrek II, film d'animation d'Andrew Adamson. Bien évidemment, il vaut mieux avoir vu le premier volet pour apprécier ce film qui, soit dit en passant, est beaucoup plus pour les adultes que pour les enfants. Personnellement, je trouve que certaines références, de même que le vocabulaire souvent vulgaire (le personnage de l'âne particulièrement) ne sont pas très indiqués pour un public juvénil. Par contre, les références cinématographiques, la musique rétro, les clin d'oeil à la réalité (des adultes!) sont tout simplement délicieux. Le scénario est amusant, il allie contes de fée et monde contemporain avec humour. De plus, les effets visuels et les images sont vraiment magnifiques.


À éviter:


  • (En vidéo) Confidences trop intimes de Fabrice Leconte, avec Fabrice Luchini et Sandrine Bonnaire. L'idée de départ du film est intéressante: une femme ayant rendez-vous avec un psychanalyste se trompe de porte et s'installe dans le bureau d'un conseiller fiscal. Ce dernier mettant du temps à comprendre l'erreur de sa cliente, il s'installe une série de malentendus et des situations cocasses. Pourtant, le film traîne rapidement en longeurs, en silences, en ennui partiel. Au lieu de louer cette oeuvre, il est préférable de revoir Ridicule, puisque manifestement Patrice Leconte et Fabrice Luchini sont davantage dans leur élément avec la comédie.

Lors du dernier numéro, je vous invitais à faire vos propres nominations pour les meilleurs films de 2004. Vous n'avez pas été très nombreux à répondre (sommes-nous si peu à être amateurs de cinéma?), mais voici les résultats de ceux qui ont pris la peine de le faire.

Vous avez aimés les films : Le jour d'après, Dogville, Rage meurtrière, Le terminal, Un long dimanche de fiançailles, Harry Potter III, Farenheit 9/11, Mémoires affectives, Troie, 21 grammes, Bad Santa, Ray, Good Bye Lenine, Dans une galaxie près de chez vous, Camping Sauvage et le documentaire Manon de Benoît Dutrizac.

Les acteurs que vous avez trouvés bons sont: Jamie Foxx (Ray), Nicole Kidman (Dogville), Tom Hanks (Le terminal), Kim Basinger (Le cellulaire), Brittany Murphy (Le petit carnet noir), Roy Dupuis (Mémoires affectives) et Audrey Tautou (Un long dimanche de fiançailles).

Merci à ceux qui ont répondu!

Petites annonces


  • J'ai une petite chambre meublée (avec lit 2 places et draps inclus si désiré, armoire, pupitre et chaise) très calme et privée; à louer à court et moyen terme. Idéale pour vos amis étrangers en visite pour quelques semaines, des acrobates en stage à Montréal pour un ou deux mois ou tout simplement pour dépanner quelqu'un pendant quelque temps, etc.
    La chambre située au 2e étage de mon duplex est disponible dès maintenant, la location à la semaine ou au mois comprend l'accès à une salle de bain privée ainsi que la possibilité d'utiliser la cuisine du 2e étage. Attention, je ne cherche pas un colocataire mais bien des pensionnaires sur une base temporaire. Le prix variera selon la durée du séjour, il sera calculé sur une base approximative de 400$ par mois (incluant les items décrits ci-haut) Contactez Danièle (514-596-1640).


Les capsules de Guy Bertrand

  • Il a bon espoir que son état de santé s'améliore.
    La locution avoir bon espoir (que) appelle l’indicatif, comme le verbe espérer à la forme affirmative. Par contre, la locution n’avoir aucun espoir (que) appelle le subjonctif ou le conditionnel, comme le verbe espérer à la forme négative. Il aurait donc fallu dire : Il a bon espoir que son état de santé S’AMÉLIORERA

  • Elle propose à ceux d'entre vous qui désirez l'adresse…
    Lorsqu’elles sont précédées d’un pronom personnel pluriel, les locutions d’entre nous et d’entre vous doivent être suivies d’un verbe à la troisième personne du pluriel. Il aurait donc fallu dire : Elle propose à CEUX D’ENTRE VOUS QUI DÉSIRENT l’adresse…

  • En demande
    La locution populaire « en demande » est calquée sur l’anglais in demand et son utilisation, bien qu’elle soit courante, est toujours critiquée. Au lieu de dire, par exemple, qu’un produit est « en demande », il est plus correct de dire que ce produit est DEMANDÉ ou RECHERCHÉ. Dans d’autres contextes, on peut également utiliser les adjectifs COURU, SOLLICITÉ, RÉCLAMÉ, etc.