La vie devant moi

jeudi, mars 31, 2005

La vie devant moi - Vol.2 - numéro 6

Pensées de la semaine

  • " Quand un politicien se touche le visage, il dit la vérité; quand il se gratte l'oreille, il dit la vérité; quand il lève le pouce, il dit la vérité ; c'est quand il remue les lèvres qu'il ment. " (Batiste W. Foisy)

  • " En politique, l'absurdité n'est jamais un obstacle." (Napoléon)

  • " L'ennui avec nos hommes politique, c'est qu'on croit faire leur caricature, alors qu'on fait leur portrait." (Sennep)

  • " Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour. " (Woody Allen)


Saviez-vous que…?
Par Isabelle Ricard
(Références : Couleurs et comportement humain et Le dictionnaire des symboles)

Les couleurs qui nous entourent ont une grande influence sur nous. Chaque couleur émet une radiation colorée qui a un effet sur les organismes vivants. Concrètement, chaque couleur est associée à des actions dynamogéniques différentes. Cette semaine : le jaune.

Les aspects positifs :

C’est la couleur la plus lumineuse et la plus flamboyante. Normalement, la vue du jaune ou un éclairage jaune (comme celui d’un feu de foyer ou de chandelles) rend de bonne humeur et est propice à la confidence. Cette couleur est réjouissante pour la vue et pour l’esprit : il s’en dégage une impression de chaleur, de triomphe, d’euphorie.

Parce qu’il représente la couleur du soleil, qui apporte lumière et vie ou celle de l’or, qui confère richesse et pouvoir, le jaune est devenu la couleur réservée, en Chine, aux empereurs. En Occident, s’il n’est pas l’objet d’une pareille exclusivité, il est également souvent lié à la représentation du pouvoir.

Les aspects négatifs :

Lorsqu’il est aveuglant, le jaune peut devenir insoutenable et irritant, jusqu’à pousser à l’arrogance voire l’insolence. On dit que la vue de la couleur jaune sur une grande surface peut pousser les gens atteints de folie à des crises de rage et de délire. Chez l’être équilibré, il peut réveiller des inquiétudes assoupies.

Le jaune a un autre aspect négatif : il est la couleur de la trahison, du mensonge, de la rupture du contrat social, de l’adultère : au Moyen-Âge on peignait en jaune la porte de ceux qui, d’une façon ou d’une autre, avaient failli. Dans le subtile langage des fleurs, offrir des roses jaunes signifie : « vous avez été infidèle ». Curieusement, dans la religion chrétienne, si le jaune est la couleur de Judas, il est aussi celle de l’Église, c’est d’ailleurs, avec le blanc, la couleur héraldique
du Vatican.

La préférence pour le jaune

Une attirance pour la couleur jaune révèle un désir de "paraître", un besoin de se sentir important, différent. Il extériorise l'ambition et le désir de gloire, l'orgueil et la vanité. C'est aussi l'expression d'un fort désir d'indépendance et d'un refus de l'autorité.


Chronique du dromadaire
Mettons leu donc une bombe dans le cul!

Par Caroline St-Jean

Lors des événements de mai 68, j’avais 4 ans. Je ne me souviens donc de rien. Ce que j’en sais, c’est ce que j’ai appris à l’école. Lors des événements d’octobre 70, j’avais 6 ans, je ne comprenais pas tout, mais je me souviens du vent de terreur qui soufflait sur le Québec. Surtout, je me souviens que sur la rue où j’habitais, il y avait, devant une demeure, des gars de l’armée, armés jusqu’aux dents. Arthur Portelance, ministre du gouvernement de Pierre-Elliot Trudeau, habitait la même rue que mes parents, il était donc protégé.

Beaucoup plus tard, au cours de mes études, j’ai été informée de l’ampleur de la magouille qui avait conduit le gouvernement de Robert Bourassa et le maire Jean Drapeau à faire adopter par le fédéral, la loi des mesures de guerre. À cette époque, tous les politiciens au pouvoir savaient, malgré l’enlèvement de James-Richard Cross et l’enlèvement de Pierre Laporte - par ailleurs retrouvé mort dans une valise d’auto -
qu’il n’y avait qu’une quarantaine de membres actifs au sein du FLQ et que les bombes qui sautaient dans les boîtes aux lettres avaient été posées par des spécialistes de la GRC, afin de créer une panique et de justifier une intervention musclée dont le seul but était de tuer dans l’œuf tout soulèvement souverainiste, voire le mouvement souverainiste, quelque modéré qu’il soit.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Charest, un vent de hargne souffle sur le Québec. Qu’il s’agisse de la subvention de 10 000 000$ promise aux écoles juives, du débat relatif à l’emplacement du nouveau CHUM ou du 103 000 000$ de coupures dans le régime des prêts et bourses destinés aux étudiants les moins bien nantis, le gouvernement Charest a le don de se mettre les pieds dans les plats et de soulever la grogne de l’opinion publique. Je ne suis pas une spécialiste en communication, je ne connais rien aux stratégies des faiseurs d’images, mais ce que je vois est suffisant pour que j’en conclus que Charest est très mal entouré et très mal conseillé. Certains avancent qu’il est une espèce de tête de mule et qu’il élimine de son entourage tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses décisions. C’est sans doute vrai, c’est même plus que probable, si l’on se fie à l’important remaniement ministériel auquel il a procédé, peu de temps après avoir nommé ses gens de confiance. Pourtant, gouverner seul, c’est impossible. Monsieur Charest devrait tirer certaines leçons de l’histoire. Lucien Bouchard – le sauveur – avait lui aussi des idées bien arrêtées et il ne souffrait pas la contradiction. Rapidement, il s’est retrouvé isolé et sa lune de miel avec le Parti québécois n’a pas duré. Même René Lévesque s’est fait montrer la porte lorsqu’il a tenté de conduire seul le Québec vers la souveraineté, sans tenir compte du fait que le peuple n'en avait rien à cirer d’un autre référendum…perdant!

Si je me fie à ce que sa femme Corrine a affirmé dans la longue émission préparée par Radio-Canada, espèce de biographie radiophonique de René Lévesque, il ne s’est d’ailleurs jamais remis de cet affront. Après avoir participé à la fête que le Parti québécois lui avait préparée en lui montrant subtilement la porte ; après avoir accepté le billet d’avion permettant de faire le tour du monde, qu’on lui avait offert afin de l’amadouer en lui disant un dernier : «ti-poil, nous t’aimons, même si nous ne voulons plus de toi», il n’a plus jamais été le même. La suite, on la connaît, il a fait un court retour à la radio, puis il a crevé comme un chien, d’une crise cardiaque.
Si vous vous demandez où je veux en venir, patience, j’y arrive. Le climat politique, au Québec ou ailleurs, c’est comme une vague. Parfois les gens sont mobilisés contre les gouvernements, puis le gouvernement réagit, tout se calme. Ensuite, il y a un changement de gouvernement: en début de mandat, les ministres coupent dans le gras, le peuple chiale, se fâche, se mobilise, le gouvernement cède, le calme revient. Périodiquement cependant, le gouvernement va trop loin et ce n’est pas à une vague de mécontentement à laquelle il doit faire face, c’est à un véritable tsunami. Au Québec, les moments les plus chauds de l’histoire récente sont sans doute la révolution tranquille, les événements d’octobre et le front commun des trois centrales syndicales. Depuis cependant, avouons qu’un calme relatif règne, même s’il y a eu quelques belles batailles, qui malheureusement se sont souvent mal terminées, parce que le "timing" n’était pas bon, la mobilisation insuffisante ou les lois spéciales trop mordantes. Qui sait?

En ce moment, je ne suis pas devin, mais j’ai l’impression, histoire de citer Gilles Vigneault, que le gouvernement Charest : «à force de semer du vent de cette force là, se prépare une joyeuse tempête». Je ne suis pas particulièrement violente, mais quand j’écoute le discours du ministre Fournier, quand je me rends compte à quel point il est arrogant et moralisateur à l’endroit des universitaires, quand j’entends les pauvres victimes des étudiants vandales, ceux et celles qui travaillent pour le Conseil du patronat du Québec mais qui «n’ont rien à voir avec les positions libérales en matière de prêts et bourses», le président l’a clamé haut et fort hier, cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait de la casse bientôt au Québec. Il y a le problème étudiant, mais il y a aussi les professeurs qui n’ont plus de convention collective, il y a tous ceux qui travaillent dans le réseau de la santé, dont les conditions de travail sont exécrables, dont les salaires sont dérisoires; bref, il y a une pléiade de gens qui en ont jusque là des discours de droite, moralisateurs et méprisants. Si en plus, on suit la commission Gomery, la seule conclusion à laquelle on peut en venir est la suivante : les politiciens libéraux, qu’ils soient au fédéral ou au provincial, mangent dans la main de l’establishment…et tout ce beau monde-là gaspille notre argent de façon éhontée, se graisse la patte allègrement, tout en s’empressant de perdre la mémoire, une fois que le château Pétrus est digéré.

Tout concorde pour qu’il y ait de la casse. Et même si je ne suis pas violente, je souhaite qu’un jour, les libéraux et tous les politiciens véreux qui nous volent sans sourciller, payent pour leurs abus. Un jour y’aura un ti-cul qui aura plus de guts que les autres, un ti-cul peut-être manipulé par des manifestants bien organisés, un ti-cul qui se dira : «une tarte ce n’est pas suffisant, y’a rien d’autre à faire que d’leu mettre une bombe dans l’cul à c’te gang de pourris-là.»! Ce jour là, je serai la première à déplorer la mort d’individus, mais dans mon for intérieur, je penserai à Gilles Vigneault et je me dirai : "tant pis pour eux". Quand on tire trop sur l’élastique, il finit par nous péter en pleine face. C’est plate à dire, mais j’ai l’impression que ce jour là n’est pas très loin... et je souhaite – presque - qu’il ne le soit pas!


Recette de la semaine
Fettucini alfredo de Caroline

- crème 35% (ne pas utiliser autre chose, car avec l'alcool, la crème autre que 35% tourne)

- beurre

- Martini sec

- fromage parmesan râpé

- sel, poivre, muscade et persil frais

  • Faites cuire les pâtes
  • Dans le chaudron de cuisson bien chaud faites fondre une bonne quantité de beurre (4-5 c. à soupe pour 4 personnes.)
  • Mouiller de 1/4 de tasse de Martini
  • Ajouter la crème, 250 ml, peut-être un peu moins si vous n'êtes pas cochons!
  • Ajouter le fromage râpé
  • Saler, poivrer, muscader
  • Ajouter beaucoup de persil frais haché
  • Laisser mijoter en brassant pour que le fromage fonde
  • Mélanger les pâtes dans la sauce et servir

Ces pâtes toutes simples sont si bonnes que vous ne mangerez plus jamais de sauces en enveloppes qui goûtent la colle à tapisserie.

Une leçon de solidarité
Par Isabelle Ricard


On a beau dire que les jeunes d’aujourd’hui sont égoïstes et individualistes, ils sont tout de même, depuis cinq semaines déjà, en train de mener un combat historique contre le gouvernement Charest. Qu’ils gagnent ou non le retour des 103 millions dans le système des prêts et bourses, les étudiants auront accompli quelque chose que l’on voit rarement dans la société québécoise actuelle : un front commun d’envergure, assez puissant pour attirer la sympathie et l’admiration de la population, assez déstabilisant pour ébranler le gouvernement et assez structuré pour occuper de façon constante une place importante dans les médias. Y a-t-il beaucoup de regroupements qui peuvent en dire autant?

Je suis moi-même très surprise par le sérieux dont font preuve les différentes associations étudiantes et leurs membres. Leurs actions sont souvent originales et laissent une place pour l’humour (la cérémonie de mariage pour les prêts et bourses, les marches qui ressemblent à des défilés de carnaval, les slogans accrocheurs - par exemple : « Prêt$ pas prêt$ j’y vais »- , le chemin de croix, etc.) De surcroît, leurs interventions sont intelligentes, éloquentes et pertinentes. C’est à se demander comment d’aussi jeunes personnes ont appris à manipuler à leur avantage les médias et l’opinion publique, profitant de chaque tribune pour se rallier de nouveaux appuis. J’ose même croire qu’ils inspirent plusieurs regroupements syndicaux eux aussi en rogne contre notre premier ministre.

Cinq semaines de grève, 170 000 grévistes, des affronts de la part du gouvernement et pourtant, les actes violents sont exceptionnels. Si Jean Charest et Pierre Reid (à l’époque) ont pensé que les étudiants étaient trop cons pour se rendre compte que de couper les vivre aux plus démunis était intolérable, ils ont certainement, depuis, révisé leur jugement à ce propos. Ils croyaient aussi, sans doute, que les révoltes étudiantes restent communes et sans danger et que la population verrait cela comme des gestes d’enfants gâtés. Au lieu de répéter ad nauseam que les universitaires québécois sont les plus choyés au Canada, Charest et son nouveau ministre (Fournier) auraient eu intérêt à réviser leur discours argumentatif : même les élèves de 5e secondaire sont capables de reconnaître la faiblesse du propos!

Bien loin d’agir en adolescents gâtés pourris et égoïstes, les cégépiens et les universitaires ont, au contraire, fait preuve d’une grande solidarité envers ceux d’entre eux qui sont visés par les coupures du gouvernement. Il ne faut pas se leurrer, seule une minorité de jeunes sont réellement touchés par la mesure. C’est le principe qui choque, puisqu’il se rapproche dangereusement des valeurs de droite voulant qu’une élite seulement puisse faire de longues études. Les jeunes québécois sont résolument contre une telle manière de penser et ils le disent haut et fort, malgré les conséquences que cela comporte. En cela, je trouve qu’ils font preuve non seulement de solidarité, mais aussi de courage. Des cégépiens ont renouvelé des mandats de grève malgré les appels personnels de la direction qui a rappelé à chacun que la session serait complètement à l’eau s’ils ne retournaient pas en classe. À chaque semaine, les associations prennent à nouveau la décision de poursuivre le débrayage, en sachant à l’avance qu’elles ne se votent pas un congé, et que tous les cours perdus devront être repris (allongeant ainsi les sessions, retardant l’arrivée sur le marché du travail).

Une dernière chose force mon admiration pour mes confrères et consoeurs en grève, c’est l’énergie avec laquelle ils manifestent – presque à chaque jour et de manières différentes- afin que leur mécontentement reste bien visible (ou audible!). J’avoue honteusement que je ne les en croyais pas capables. Mea Culpa. Comme vous, je profite de la leçon.


Les films
Par Isabelle Ricard

À voir:

  • (En vidéo) Voyage au pays imaginaire (Finding Neverland) avec Johnny Depp, Kate Winslet et Dustin Hoffman. Cela ne dépaysera personne de voir Johnny Depp jouer les auteurs excentriques qui refusent de vieillir. Le rôle lui va comme un gant. Cette histoire inspirée du contexte entourant l'écriture de la pièce de théâtre Peter Pan, par le dramaturge anglais J.M. Barrie, ne manque pas d'attraits: on y fait l'apologie de l'imaginaire, on y découvre quelques éléments historiques du théâtre londonien du XIXe siècle, on y suit un Johnny Depp séduisant et une Kate Winslet passionnée et spontanée (comme toujours!). De même, les jeunes acteurs jouent tout à fait juste et sont très convaincants, particulièrement celui qui interprète le personnage de Peter. Cependant, je dois tout de même avouer que la deuxième moitié du film est beaucoup plus enlevante que la première partie (qui manque d'intrigue dramatique). Le film est tout de même très réussi, même s'il manque, selon moi, la touche de rêve et de magie qu'il aurait dû avoir pour être totalement crédible.

  • (En vidéo) Le vol du Phoenix par John Moore, avec Denis Quaid. Le film débute par un accident d'avion dans l'immense désert de Gobie, en Mongolie. Privés de radio et rationnés en nourriture et en eau, les membres de l'équipage devront mettre tous leurs espoirs en un désagréable et excentrique passager qui est le seul à proposer un improbable plan de survie: reconstruire un petit avion à partir des débris. Bien que les différentes situations conflictuelles entre les personnages auraient eu avantage à être exploitées plus en profondeur (il paraît que cela est le cas dans la version originale de 1965), il reste que le scénario est habile et l'histoire ne manque pas d'intérêt. Personnellement, j'aurais préféré un tout petit peu plus de désespoir et de souffrance de la part des personnages qui, même s'ils semblent parfois l'oublier, ont faim et soif, en plus d'avoir de minces chances de sortir vivants de l'aventure.

À éviter:

  • Le fantôme de l'opéra avec Gerard Butler, Emmy Rossum, Miranda Richardson et Minnie Driver. Bien qu'il existe plusieurs versions de ce classique, c'est la première fois que je me résous à entrer dans cet univers musical. L'expérience a été beaucoup moins douloureuse que je ne l'aurais imaginé, mais je suis loin d'en être enchantée. Selon moi, le défaut majeur de ce film réside en la surabondance de dialogues chantés. Il est certain que je ne suis pas une fanatique des comédies musicales (bien que j'aie adoré Chicago et Moulin rouge), mais je trouve astreignant et lassant d'essayer de décoder le message transmis par des chants très aigus plus endormants qu'autre chose. Le suspense dramatique, loin d'être servi par les chansons, en est grandement amputé. De plus, je trouve que le célèbre personnage du fantôme de l'opéra manque ici de prestance et de panache. Finalement, seuls les décors sont dignes d'intérêt, ce qui est largement insuffisant pour apprécier le film.

  • Otages de la peur avec Bruce Willis. Encore une fois déguisé en sauveur du monde (c'est-à-dire qu'il nous sert encore sa mine de dur à cuire et son génie destructeur), Bruce Willis est cette fois-ci négociateur lors d'une prise d'otages. Si la maison des victimes rappelle Panic Room et la paranoïa états-unienne, les actions du films, elles, ne sont pas sans ramener à la mémoire des tas de mauvaises scènes d'encore plus mauvais films d'action. Rien de bien nouveau sous le soleil: le carnage habituel, les situations improbables, les solutions improvisées, le triomphe du bien sur le mal (!) ...

  • Constantine avec Keanu Reeves et Rachel Weisz. J'ai déjà lu quelque part (je ne me souviens plus à quel endroit) que Keanu Reeves avait autant d'expression qu'un animatronix. Force est d'avouer, après le visionnement de Constantine, que l'acteur exprime la peur, l'amour et l'assurance de la même manière: il affiche un visage impassible et un regard noir. Pathétique! Malheureusement pour lui, son rôle d'anomalie informatique (La Matrice) est terminé et ce n'est pas ce film qui donnera envie à un producteur de l'engager! En ce qui a trait au scénario, ce dernier est péniblement constitué de clichés ésotériques et religieux en tout genre, je crois même qu'on y mêle quelques éléments vampiriques hors de propos. Pour intéresser davantage les spectateurs éventuels, il est important de préciser que la psychologie des personnages est aussi définie que s'il s'agissait d'une annonce publicitaire d'une trentaine de secondes. Par conséquent, les dialogues abondent dans le même sens... vraiment palpitant!


Petites annonces

  • Bon anniversaire à Geneviève Paquet qui a eu 29 ans cette semaine!


Les capsules de Guy Bertrand

  • On projette d'ajouter 400 espaces de stationnement
    « Espace de stationnement » est le calque de l’anglais parking space. On appelle PLACE DE STATIONNEMENT toute place réservée pour un véhicule dans un parking, un garage ou une aire de stationnement. L’ISO recommande plutôt EMPLACEMENT DE STATIONNEMENT, mais cette appellation est inusitée chez nous.

  • Les élèves de 5e secondaire ou de secondaire V ?
    L’Office de la langue française recommande les appellations officielles suivantes : première, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième année du primaire ; première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième année du secondaire ; et première, deuxième et troisième année du collégial. Il ne faut pas employer «secondaire I», «secondaire II», ni «collégial I, II ou III», ni «collège I, II ou III», ni «cégep I, II ou III», pour nommer les classes du secondaire ou du collégial.

  • Etc. (prononciation)
    L’abréviation latine etc. se prononce ÈTT SÉ-TÉ-RA et non pas "ètt ché-té-ra" ni "èk-ché-té-ra". Rappelons également qu’il faut toujours faire précéder etc. de deux exemples cités. Par exemple, on ne devrait pas dire : "il y avait des oranges, etc." Par contre, il est correct de dire : IL Y AVAIT DES ORANGES, DES CITRONS, ETC.